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	<title>Economie Du Cameroun</title>
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	<title>Economie Du Cameroun</title>
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		<title>Banque : Société Générale cède 60,22 % de sa filiale ghanéenne à Attijariwafa bank</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/06/banque-societe-generale-cede-6022-de-sa-filiale-ghaneenne-a-attijariwafa-bank/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[EDC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 18:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique économie]]></category>
		<category><![CDATA[économie du cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe marocain s&#8217;offre le contrôle d&#8217;un établissement coté à Accra, avec SSNIT comme coactionnaire. L&#8217;accord reste soumis aux feux verts des autorités du Maroc et du Ghana. Attijariwafa bank a signé un accord en vue d’acquérir 55,22 % du capital de Société Générale Ghana, de sources officielles datées de Casablanca le 1er &#160;octobre 2026. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le groupe marocain s&#8217;offre le contrôle d&#8217;un établissement coté à Accra, avec SSNIT comme coactionnaire. L&#8217;accord reste soumis aux feux verts des autorités du Maroc et du Ghana.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Attijariwafa bank a signé un accord en vue d’acquérir <strong>55,22 % du capital de Société Générale Ghana</strong>, de sources officielles datées de Casablanca le 1<sup>er</sup> &nbsp;octobre 2026. <strong>Le groupe Société Générale cède au total 60,22 % de sa filiale. Les 5 % restants reviennent à SSNIT, le Social Security and National Insurance Trust.</strong> L’opération est conditionnée à l’obtention des « autorisations réglementaires et boursières requises auprès des autorités compétentes au Maroc et au Ghana ». À son issue, Attijariwafa bank « détiendra une participation majoritaire dans Société Générale Ghana et en assurera le contrôle ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources officielles ne communiquent ni le prix de cession ni le calendrier de finalisation. Le seul repère de valeur disponible est la capitalisation boursière de Société Générale Ghana, qui s’établit à 3,9 milliards de GHS au 29 septembre 2026, soit 1,5 fois ses fonds propres de 2,6 milliards de GHS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Basée à Accra, la banque universelle emploie plus de 500 collaborateurs et exploite 40 agences réparties dans 24 villes. Au 31 décembre 2025, elle affiche un produit net bancaire de 1,356 milliard de GHS, un résultat net de 397 millions de GHS et un total bilan de 9,7 milliards de GHS. Au taux interbancaire à l’achat de la Bank of Ghana à cette date, soit 10,4448 GHS pour 1 USD, le produit net bancaire équivaut à environ 130 millions de dollars. Le résultat net absorbe 29 % du produit net bancaire et correspond à 15 % des fonds propres, des ratios qui situent l’actif que le groupe marocain ajoute à son réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second acquéreur occupe une place à part dans le montage. SSNIT est l’organisme public qui gère le régime de retraite obligatoire au Ghana. Il administre les cotisations des travailleurs du secteur formel et verse les pensions et prestations sociales à ses assurés. Les sources officielles lui attribuent un rôle clé « dans la mobilisation de l’épargne longue et le financement de l’économie nationale ». Avec 5 %, SSNIT reste loin de la majorité, mais devient l’actionnaire de référence aux côtés du futur contrôlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed El Kettani, président directeur général d’Attijariwafa bank, inscrit l’opération dans la stratégie continentale du groupe. « La signature de cet accord reflète la confiance que nous accordons aux perspectives de développement du Ghana ainsi qu’à la qualité de Société Générale Ghana », déclare-t-il. Il ajoute que l’accord « témoigne de notre engagement de long terme en faveur de l’accompagnement des économies de nos pays de présence ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeant met en avant l’expérience d’intégration du groupe. « Nous sommes convaincus que l’expertise de notre institution, et notre longue expérience réussie dans l’intégration des banques acquises au sein de notre Groupe permettront de poursuivre le développement de Société Générale Ghana, au bénéfice de ses clients, de ses collaborateurs et de l’ensemble de ses partenaires », affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed El Kettani précise la méthode retenue. « Nous conduirons cette opération dans un esprit de continuité, en nous appuyant sur les atouts de Société Générale Ghana, la qualité de ses équipes et son ancrage sur le marché ghanéen », indique-t-il. Il fixe aussi un objectif commercial, celui de « renforcer les échanges économiques entre le Ghana et le Maroc, mais aussi les autres pays de présence du Groupe ». Le Cameroun figure parmi ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attijariwafa bank emploie plus de 22 000 collaborateurs et gère un portefeuille de plus de 12 millions de clients à travers plus de 8 000 agences. Le groupe opère dans 27 pays, dont 14 en Afrique, parmi lesquels le Cameroun, le Congo, le Gabon, &nbsp;le Tchad pour l’espace CEMAC. Les sources officielles présentent l’opération comme le moyen de renforcer la présence du groupe « en Afrique anglophone » et de poursuivre le déploiement de son modèle de banque universelle sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Société Générale, la cession de 60,22 % de sa filiale ghanéenne s’ajoute aux mouvements de retrait d’actifs africains.</p>
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		<title>Dr. Ayissi Etoh: la fiscalité doit reposer sur un principe, chacun contribue selon sa capacité et chacun doit voir l’utilité de sa contribution</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/03/dr-ayissi-etoh-la-fiscalite-doit-reposer-sur-un-principe-chacun-contribue-selon-sa-capacite-et-chacun-doit-voir-lutilite-de-sa-contribution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 13:11:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun cherche à améliorer la mobilisation de ses recettes publiques. Pourquoi la collecte fiscale reste-t-elle un enjeu aussi important pour notre économie et pour le financement du développement ? Je dirais d’abord que l’impôt n’est pas simplement une obligation du citoyen : c’est l’un des instruments fondamentaux de financement de l’État et donc du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Cameroun cherche à améliorer la mobilisation de ses recettes publiques. Pourquoi la collecte fiscale reste-t-elle un enjeu aussi important pour notre économie et pour le financement du développement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dirais d’abord que l’impôt n’est pas simplement une obligation du citoyen : c’est l’un des instruments fondamentaux de financement de l’État et donc du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, le FMI estime les recettes fiscales du gouvernement central camerounais se chiffrent à environ <strong>12,1 % du PIB</strong>. C’est encore relativement faible au regard des besoins du pays. Dans le même temps, les dépenses publiques doivent financer l’éducation, la santé, les routes, l’énergie, la sécurité, la décentralisation et l’investissement productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théorie des finances publiques nous enseigne qu’un État qui dispose d’une base fiscale insuffisante a trois choix : réduire ses dépenses, s’endetter davantage ou augmenter progressivement ses recettes. Or l’endettement a lui-même un coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas simplement de <strong>faire payer davantage ceux qui paient déjà</strong>. Il faut élargir l’assiette fiscale, réduire les fuites, moderniser l’administration et améliorer le civisme fiscal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, la fiscalité doit reposer sur un principe simple : <strong>chacun contribue selon sa capacité, et chacun doit pouvoir voir l’utilité de sa contribution</strong>. C’est ainsi que l’on construit progressivement la confiance entre le citoyen et l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment faut-il évaluer une exonération fiscale ? Quels critères économiques devraient permettre de déterminer si une entreprise ou un secteur mérite réellement un avantage fiscal?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, une exonération fiscale doit être considérée comme un <strong>investissement public</strong>, et non comme un cadeau fiscal. La question fondamentale est donc, combien l’État renonce-t-il à percevoir, et quel bénéfice économique et social obtient-il en retour ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut au minimum cinq critères : <strong>l’investissement réellement réalisé, les emplois créés, la valeur ajoutée locale, les exportations et les recettes fiscales futures</strong>. Il faut également vérifier l’additionnalité : l’entreprise aurait-elle investi sans l’avantage fiscal ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est important parce que le FMI estime les dépenses fiscales du Cameroun à environ 1,8 % du PIB, soit 14,1 % des recettes fiscales non pétrolières. Certaines exonérations n’ont pas produit les investissements ou emplois attendus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je proposerais donc des exonérations <strong>ciblées, temporaires, transparentes et évaluées périodiquement</strong>, avec une clause d’extinction automatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est pas de supprimer les incitations à l’investissement, mais de faire en sorte que <strong>chaque franc CFA de recette abandonnée produise un bénéfice économique supérieur à son coût budgétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’évasion et la fraude fiscales privent-elles davantage l’État de ressources que le niveau relativement faible de certains taux d’imposition ? Et quels sont leurs effets sur la concurrence entre entreprises formelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer le <strong>niveau du taux d’imposition</strong> de la capacité réelle à collecter l’impôt. Un taux élevé avec une faible conformité peut rapporter moins qu’un taux raisonnable appliqué à une base fiscale large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas camerounais est révélateur : le ratio des recettes fiscales du gouvernement central est d’environ <strong>12 % du PIB</strong>, alors que le FMI estime qu’un ratio inférieur à 15 % peut compliquer le financement durable des fonctions essentielles de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fraude et l’évasion créent surtout un problème de <strong>neutralité fiscale</strong>. L’entreprise formelle qui déclare correctement ses revenus, paie ses cotisations et respecte les normes supporte des coûts que son concurrent qui dissimule une partie de son activité peut éviter. C’est une distorsion de concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution n’est cependant pas de multiplier les contrôles indistinctement. Il faut digitaliser, croiser les données fiscales et douanières, développer la facturation électronique et utiliser des contrôles fondés sur le risque. Le FMI souligne justement les progrès du Cameroun dans cette direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre principe doit être simple : <strong>élargir l’assiette plutôt qu’alourdir continuellement la charge de ceux qui paient déjà.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;On parle souvent de l’économie informelle comme d’un problème fiscal. Mais des millions de Camerounais en dépendent pour vivre. Comment élargir l’assiette fiscale sans transformer la fiscalité en une charge supplémentaire pour les petits commerçants, artisans, agriculteurs et travailleurs indépendants ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut d’abord changer de philosophie : <strong>l’économie informelle n’est pas seulement un problème fiscal ; c’est aussi un réservoir d’activité, d’emplois et d’entrepreneuriat</strong>. Notre objectif ne doit donc pas être de taxer davantage les plus petits, mais de formaliser progressivement l’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théorie des finances publiques nous enseigne que l’élargissement de l’assiette est préférable à l’augmentation des taux. Or le Cameroun ne collecte qu’environ <strong>12 % du PIB en recettes fiscales centrales</strong>, selon le FMI en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je privilégierais une fiscalité simple et proportionnelle pour les très petites activités, avec des seuils adaptés, le paiement numérique et un coût administratif minimal. Mais surtout, <strong>la formalisation doit apporter quelque chose</strong> : accès au crédit, protection sociale, marchés publics, formation et sécurité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également mieux distinguer le petit vendeur de rue de la grande activité commerciale dissimulée. La justice fiscale exige cette proportionnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre principe est donc clair : <strong>formaliser avant de fiscaliser fortement, accompagner avant de sanctionner, et élargir l’assiette plutôt qu’alourdir la charge des plus vulnérables.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Le problème n’est-il pas également celui de la confiance ? Pourquoi un citoyen accepterait-il plus facilement de payer l’impôt s’il ne voit pas clairement le lien entre ce qu’il paie et la qualité des services publics qu’il reçoit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Absolument. En finances publiques, nous parlons du <strong>contrat fiscal</strong> : le citoyen accepte l’impôt lorsqu’il estime que la contribution est équitable et que l’État transforme cette ressource en biens et services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne en 2026 que l’absence de confiance réduit le consentement à l’impôt lorsque les citoyens ne voient pas d’amélioration tangible dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe même une donnée intéressante : une étude du FMI portant sur <strong>32 pays africains</strong> estime qu’une hausse de 1 % de la proportion de citoyens ayant peu ou pas confiance dans l’administration fiscale est associée à une baisse de <strong>0,22 % de l’efficacité de la TVA</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il faut agir sur les deux côtés : <strong>mieux collecter et mieux dépenser</strong>. Le citoyen doit pouvoir comprendre combien l’État collecte, où va l’argent et quels résultats sont obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je défends donc une fiscalité fondée sur trois principes : <strong>équité, transparence et responsabilité</strong>. La confiance ne se décrète pas ; elle se construit lorsque le citoyen constate que son impôt devient effectivement une route, une école, un hôpital, de l’électricité ou une sécurité meilleure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Parlons des subventions. Les subventions, notamment celles liées aux produits énergétiques, sont-elles toujours le meilleur instrument pour protéger le pouvoir d’achat des populations, ou faudrait-il privilégier des mécanismes d’aide mieux ciblés ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il faut distinguer <strong>la protection du pouvoir d’achat</strong> et <strong>la subvention du prix</strong>. Une subvention généralisée peut sembler sociale, mais elle coûte cher au budget et profite aussi aux ménages qui consomment davantage d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI recommande précisément pour le Cameroun de poursuivre la réforme des subventions aux carburants, avec un mécanisme automatique de fixation des prix accompagné d’une aide ciblée aux populations vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En finances publiques, le principe est celui de <strong>l’efficacité redistributive</strong> : avec une même dépense budgétaire, il vaut mieux transférer directement davantage aux ménages qui en ont réellement besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne propose donc pas de supprimer brutalement toute protection. Il faut une transition progressive : transferts sociaux ciblés, soutien temporaire au transport collectif, protection des activités essentielles et mécanismes de compensation lorsque les prix augmentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe de Sauver Cameroun serait simple : <strong>protéger les personnes plutôt que subventionner indistinctement les prix</strong>. Et les économies réalisées doivent être réorientées vers l’éducation, la santé, l’énergie et les infrastructures productives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Peut-on augmenter les recettes fiscales tout en réduisant la pression fiscale sur les entreprises qui investissent, créent des emplois et produisent localement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est précisément le sens d’une politique d’<strong>élargissement de l’assiette fiscale</strong>. Il ne s’agit pas nécessairement d’augmenter les taux, mais de faire contribuer une base économique plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI estime que les recettes fiscales centrales du Cameroun représentent environ <strong>12 % du PIB</strong>, avec un potentiel d’amélioration important. La productivité de l’impôt sur les sociétés est également faible : malgré un taux nominal de <strong>30 %</strong>, sa productivité est estimée à environ <strong>0,08</strong>, contre des médianes de 0,10 en Afrique subsaharienne et 0,12 dans les pays à revenu intermédiaire inférieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie qu’il faut agir sur la conformité, la digitalisation, la facturation électronique, le croisement des données, la lutte contre la fraude et la rationalisation des exonérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, les entreprises qui investissent réellement, créent des emplois et développent la production locale peuvent bénéficier d’incitations <strong>temporaires, transparentes et évaluables</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une fiscalité de croissance : <strong>moins de pression sur l’activité productive, mais une assiette plus large et davantage de contribuables effectivement intégrés au système fiscal</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà de la collecte, la question est aussi celle de l’utilisation de l’argent public. Comment améliorer la transparence, la discipline budgétaire et l’efficacité de la dépense afin que chaque franc CFA supplémentaire collecté produise davantage de valeur économique et sociale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une question fondamentale. En finances publiques, <strong>mobiliser davantage de recettes n’a de sens que si chaque franc CFA supplémentaire est transformé en valeur publique</strong>. Le citoyen doit donc regarder les deux côtés du contrat fiscal : combien l’État collecte et comment il dépense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget camerounais 2026 prévoit <strong>8 816 milliards FCFA</strong>, dont environ <strong>2 026 milliards d’investissements publics</strong>. Il faut maintenant mesurer non seulement les montants engagés, mais surtout les résultats obtenus : kilomètres de routes livrés, mégawatts supplémentaires, salles de classe construites, délais et coûts des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je propose trois principes : <strong>transparence, contrôle et performance</strong>. Tous les grands projets doivent avoir un coût, un calendrier, des indicateurs et un responsable clairement identifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne encore des défis dans le contrôle des engagements, la gestion de trésorerie et les procédures exceptionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la commande publique doit être davantage digitalisée et évaluée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne gouvernance, ce n’est pas dépenser moins à tout prix : <strong>c’est obtenir davantage de résultats avec chaque franc dépensé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrètement, si Sauver Cameroun devait mettre en œuvre une réforme globale des finances publiques, quelles seraient les mesures prioritaires ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous proposerions une réforme en <strong>cinq axes cohérents</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, élargir l’assiette fiscale par la digitalisation, la facturation électronique, le croisement des données fiscales et douanières et une meilleure taxation de l’économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, revoir les exonérations : elles doivent être <strong>temporaires, transparentes, ciblées et évaluées</strong>. Le FMI estime que les incitations et exonérations représentent près de <strong>2 % du PIB</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, combattre la fraude et l’évasion fiscale avec des contrôles fondés sur le risque, plutôt qu’une pression indistincte sur les contribuables déjà en règle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, <strong>formaliser progressivement l’économie informelle</strong> : fiscalité simplifiée, paiement numérique, accès au crédit, protection sociale et accompagnement, avant toute sanction lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, réformer les subventions pour mieux cibler les ménages vulnérables et réorienter progressivement les économies vers l’éducation, la santé, l’énergie et les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre philosophie est simple : <strong>élargir l’assiette, améliorer la dépense et renforcer la confiance</strong>. Nous ne voulons pas simplement demander davantage au citoyen ; nous voulons construire un État qui utilise mieux les ressources qui lui sont confiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gestion publique : le Minepat autorisé à contracter une dette de 139,2 milliards de FCFA pour réhabiliter la route Douala-Bafoussam</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/03/infrastructures-le-minepat-autorise-a-contracter-une-dette-de-1392-milliards-de-fcfa-pour-rehabiliter-la-route-douala-bafoussam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 10:54:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la République, Paul Biya, a signé le 2 octobre 2026 le décret n° 2026/320 qui habilite le ministre de l&#8217;Économie, de la Planification et de l&#8217;Aménagement du territoire (Minepat), avec faculté de délégation, à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de vente à tempérament de 212,35 millions d&#8217;euros, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://economieducameroun.info/2026/10/03/infrastructures-le-minepat-autorise-a-contracter-une-dette-de-1392-milliards-de-fcfa-pour-rehabiliter-la-route-douala-bafoussam/">Gestion publique : le Minepat autorisé à contracter une dette de 139,2 milliards de FCFA pour réhabiliter la route Douala-Bafoussam</a> appeared first on <a href="https://economieducameroun.info">Economie Du Cameroun</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le président de la République, Paul Biya, a signé le 2 octobre 2026 le décret n° 2026/320 qui habilite le ministre de l&#8217;Économie, de la Planification et de l&#8217;Aménagement du territoire (Minepat), avec faculté de délégation, à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de vente à tempérament de 212,35 millions d&#8217;euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA. Le financement est affecté au Projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam (PRRDB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseil d&#8217;administration de la BID a approuvé l&#8217;opération le 19 mai 2025 à Alger, sans que les fonds soient pour autant disponibles. Début septembre 2026, le gouvernement attendait encore le décret d&#8217;habilitation, selon des informations attribuées au ministère des Travaux publics. Le décret du 2 octobre lève donc cet obstacle, mais l&#8217;accord reste à signer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet couvre 218,9 km de la nationale n° 5 entre Bekoko et Bandjoun. Son coût est évalué à 229,93 millions d&#8217;euros, soit 150,8 milliards de FCFA, dont 92,35 % financés par la BID. L&#8217;État apporte les 17,58 millions d&#8217;euros restants, soit environ 11,5 milliards de FCFA. Selon la présentation de la BID aux investisseurs de septembre 2026, le financement court sur 20 ans dont cinq de période de gestation, sans que le taux ni les commissions soient publiés. L&#8217;avis de préqualification de novembre 2025 répartit les travaux en trois lots, Bekoko-Penja (70 km), Penja-pont du Nkam (77,7 km) et pont du Nkam-Bandjoun (71,2 km), pour 48 et 42 mois. Le projet comprend aussi 108 km de routes locales, des écoles, des centres de santé et des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usagers dénoncent depuis des années une chaussée semée de nids-de-poule. Le patronat chiffre le coût de cette situation. Le 8 août 2024, le président du Groupement des entreprises du Cameroun, Célestin Tawamba, écrit au ministre des Travaux publics pour signaler des retards, une hausse des coûts d&#8217;exploitation, une usure prématurée des véhicules et une surconsommation de carburant et de pièces de rechange. Selon le patron des patrons du Cameroun, ces surcoûts se répercutent sur les prix des produits et des services et alimentent l&#8217;inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Une mission de la BID sur la nationale n° 5, du 5 au 7 octobre 2024, avait constaté la dégradation de la chaussée à l&#8217;origine de nombreux accidents. Dans son adresse à la nation du 31 décembre 2023, Paul Biya avait annoncé des instructions pour la réhabilitation de cet axe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La route relie le port de Douala aux régions de l&#8217;Ouest et du Nord-Ouest pour l&#8217;acheminement des marchandises et des matières premières. La région de l&#8217;Ouest couvre 13 892 km², soit 2,98 % du territoire, et compte environ 2,16 millions d&#8217;habitants en 2022 selon l&#8217;Institut national de la statistique, ce qui en fait la région la plus dense du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bafoussam, son chef-lieu, est la troisième ville du Cameroun. La région tire sa richesse de l&#8217;agro-pastoral, avec le café arabica des hautes vallées de Bandjoun, Bafoussam et Baham, de l&#8217;élevage, de la pisciculture, du commerce et de la distribution, ainsi que d&#8217;industries brassicoles, chimiques et agroalimentaires. Sur le même corridor, le Moungo abrite des bananeraies d&#8217;exportation et les plantations de plantain de Mbanga qui alimentent Douala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restent à signer l&#8217;accord avec la BID, à valider les rapports issus des procédures de sélection des entreprises et à notifier les ordres de service, étapes dont dépend le démarrage des chantiers.</p>
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		<title>Management : le Groupe Castel réaffirme sa confiance à Gregory Clerc après la décision de Singapour</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 15:28:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les conseils d&#8217;administration de Cassiopée et de DF Holding ont publié ce 2 octobre 2026 un communiqué pour réitérer leur confiance à Gregory Clerc, directeur général du Groupe Castel. Le texte paraît le jour même d&#8217;une décision de la Haute Cour de Singapour concernant IBBM, la société gestionnaire du fonds IBBF, qui détient les actifs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les conseils d&#8217;administration de Cassiopée et de DF Holding ont publié ce 2 octobre 2026 un communiqué pour réitérer leur confiance à Gregory Clerc, directeur général du Groupe Castel. Le texte paraît le jour même d&#8217;une décision de la Haute Cour de Singapour concernant IBBM, la société gestionnaire du fonds IBBF, qui détient les actifs du groupe. Pour les deux conseils, cette décision « ne modifie en rien la gouvernance opérationnelle du Groupe Castel ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué ne détaille pas le contenu de la décision singapourienne. Il rappelle le contexte de la procédure. Depuis plusieurs mois, les trustees d&#8217;IBBF cherchent un gestionnaire de fonds « pleinement indépendant et agréé » pour remplacer IBBM. Ils ont récemment décidé de nommer celui qu&#8217;ils ont retenu, sous réserve de la révocation d&#8217;IBBM par les porteurs de parts d&#8217;IBBF et de la satisfaction d&#8217;autres conditions. Romy Castel a alors saisi la justice de Singapour pour suspendre temporairement ce processus de remplacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conseils contestent le rôle prêté à IBBM dans le groupe. « IBBM n&#8217;est pas la société mère du Groupe Castel », écrivent-ils, en soulignant que « sa gouvernance ne joue aucun rôle dans le fonctionnement opérationnel du Groupe Castel, contrairement à ce qu&#8217;a affirmé à plusieurs reprises Madame Romy Castel ». Ils situent le centre de décision ailleurs, au niveau des trustees.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cassiopée est la holding de tête du groupe et DF Holding sa holding opérationnelle. Selon le communiqué, le groupe est détenu par des trusts depuis des décennies, conformément à la volonté de son fondateur. Les conseils précisent que « le pouvoir de nommer les administrateurs de Cassiopée, et par conséquent de superviser la gouvernance du Groupe Castel, appartient aux trustees ». Ceux-ci, ajoutent-ils, agissent « conformément à leur responsabilité de protéger les intérêts de l&#8217;ensemble des bénéficiaires ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Van de Walle, administrateur de Cassiopée, apporte une précision sur l&#8217;actionnariat. « Aucune personne physique, a fortiori membre de la famille du fondateur, n&#8217;est actionnaire de Cassiopée, holding de tête du groupe », déclare-t-il. Selon lui, l&#8217;actionnaire est une société de trust professionnelle qui exerce l&#8217;ensemble des droits de vote, notamment ceux relatifs à la nomination des administrateurs, « en veillant aux intérêts de l&#8217;ensemble des porteurs de parts d&#8217;IBBF ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte vise aussi la légitimité de la démarche de Romy Castel. Les conseils indiquent qu&#8217;elle représente une seule des cinq branches bénéficiaires et qu&#8217;elle ne peut donc ni parler ni agir au nom de « la famille Castel » dans son ensemble. Ils rappellent qu&#8217;une partie de la famille s&#8217;est exprimée par communiqué le 28 août 2026 pour marquer son désaccord avec cette démarche. Cette partie de la famille souhaite que la direction « conserve sa capacité à exercer pleinement et sereinement ses responsabilités dans l&#8217;intérêt du Groupe, de ses collaborateurs et de l&#8217;ensemble de ses partenaires ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le calendrier, les conseils ne donnent aucune date. Ils disent avoir « toute confiance » dans le fait qu&#8217;un gestionnaire indépendant, agissant dans l&#8217;intérêt de l&#8217;ensemble des bénéficiaires « et non de quelques-uns seulement », remplacera effectivement IBBM « en temps voulu ». Le communiqué ne précise ni l&#8217;identité du gestionnaire retenu ni les conditions restant à remplir. Le message final s&#8217;adresse à la direction du groupe. Les conseils « tiennent à réitérer leur entière confiance à Gregory Clerc dans sa mission de Directeur Général » et souhaitent qu&#8217;il puisse s&#8217;y consacrer « pleinement et librement ». Le document porte huit signatures, dont celle de Marc Van de Walle, et deux contacts presse sont indiqués pour les demandes complémentaires</p>
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		<title>Marché des actions : SOCAPALM tient son cours à 50 000 FCFA dans un marché au ralenti</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 13:25:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Ecobank Development Corporation (EDC), « Résumé hebdomadaire du marché financier », 25 septembre 2026 ; données BVMAC, la Bourse régionale a fini la semaine sur la pointe des pieds. Entre le 21 et le 25 septembre 2026, la capitalisation du compartiment Actions n&#8217;a gagné que 0,09 %, passant de 1 806,64 à 1 808,33 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Selon Ecobank Development Corporation (EDC), « Résumé hebdomadaire du marché financier », 25 septembre 2026 ; données BVMAC, la Bourse régionale a fini la semaine sur la pointe des pieds. Entre le 21 et le 25 septembre 2026, la capitalisation du compartiment Actions n&#8217;a gagné que 0,09 %, passant de 1 806,64 à 1 808,33 milliards de FCFA. L&#8217;indice BVMAC All Share a progressé de 0,14 %, à 1 147,73 points contre 1 146,14 points une semaine plus tôt. Dans ce décor feutré, un titre sert de repère : SOCAPALM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) a clôturé à 50 000 FCFA, exactement son cours d&#8217;ouverture du 21 septembre. La variation hebdomadaire est nulle, tout comme la performance depuis le début de l&#8217;année. Mais un cours figé ne signifie pas une valeur inactive. Avec 57 titres échangés sur 87 au total, SOCAPALM concentre 65 % des volumes du marché. Elle pèse 2,85 millions de FCFA, soit 35 % des capitaux échangés. Seule BANGE la devance en valeur (5,02 millions de FCFA), mais sur 22 titres seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 228,8 milliards de FCFA de capitalisation, la palmeraie représente 12,7 % de la cote et occupe la deuxième place. Elle reste loin derrière BGFI Holding (1 325,6 milliards), mais très au-dessus de BANGE (127,5 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ratios éclairent cette position. SOCAPALM affiche un rendement des capitaux propres (ROE) de 16,22 %, un rapport cours/valeur comptable (P/B) de 3,49 et un PER de 21,51. Son rendement du dividende est de 4,14 %, soit environ 2 070 FCFA par action au cours de clôture (calcul de la rédaction).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre se paie plus cher que ses pairs de la cote. SAFACAM affiche un PER de 14,85, un P/B de 2,16 et un rendement de 5,09 %. SEMC est à 12,13 de PER, 2,14 de P/B et 1,34 % de rendement. Seul BGFI Holding, avec un PER de 22,28 et un P/B de 4,98, se valorise davantage. Le marché rémunère donc la rentabilité de SOCAPALM, mais lui fait payer une prime que ses voisins industriels ne portent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un signal mérite d&#8217;être suivi. Au 28 septembre, le carnet de SOCAPALM affiche 2 881 titres offerts à 50 000 FCFA, sans aucune demande en face. C&#8217;est la plus forte pression vendeuse de la cote, devant SCG-RE (595 titres) et LA REGIONALE (299). Cette offre représente plus de cinquante fois le volume échangé dans la semaine, soit environ 144 millions de FCFA au cours actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité du cours tient donc moins à un consensus d&#8217;acheteurs qu&#8217;à l&#8217;étroitesse d&#8217;un marché où les transactions sont rares. Sur douze mois, le titre ne gagne que 3,09 %, contre 45,28 % pour SAFACAM. D&#8217;après le graphique annuel de l&#8217;étude, il a évolué entre 48 000 et 55 000 FCFA environ, avant de se stabiliser sur un plateau à 50 000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les financières, BANGE a gagné 2,16 % (de 223 255 à 228 085 FCFA), quand LA REGIONALE a cédé 2,56 % (de 39 000 à 38 000 FCFA). SAFACAM, SEMC, SCG-RE et BHC n&#8217;ont pas bougé. Le recul des échanges est net : 8 138 370 FCFA contre 17 139 428 FCFA la semaine précédente, soit une chute de 52,5 %. Depuis janvier, SAFACAM conserve la meilleure performance (+28,33 %), devant BHC (+12,50 %) et SEMC (+8,16 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compartiment obligataire a brassé 211,2 millions de FCFA, soit près de 26 fois la valeur échangée sur les actions. Tout est passé par un seul papier, l&#8217;emprunt souverain EOG 6,25 % NET 2022-2028 (33 333 titres, échéance au 1er novembre 2028, encours de 105 milliards de FCFA). L&#8217;encours de la dette cotée reste stable à 1 226,6 milliards de FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>BGFI Holding</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;événement du moment est l&#8217;augmentation de capital par appel public à l&#8217;épargne de BGFI Holding Corporation, ouverte du 15 septembre au 15 octobre 2026. Elle porte sur 1 006 975 actions à 80 000 FCFA, soit 80,558 milliards de FCFA pour 6,15 % du capital. Le minimum de souscription est de 10 actions (800 000 FCFA). Le prix d&#8217;émission se situe 11 % sous le dernier cours de 90 000 FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le montant visé équivaut à plus du tiers de la capitalisation de SOCAPALM. Reste à savoir si cette levée absorbera une partie de l&#8217;épargne disponible, au détriment des autres valeurs de la cote.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SOCAPALM demeure le baromètre d&#8217;un marché étroit</strong>, profitable mais peu liquide. Sa résistance à 50 000 FCFA dépendra de l&#8217;arrivée d&#8217;acheteurs face aux 2 881 titres en attente.</p>
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		<title>Gaz domestique : Tradex met 300 000 bouteilles sur le marché et recourt à des centres emplisseurs privés</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/01/distribution-du-gaz-domestique-tradex-met-300-000-bouteilles-sur-le-marche-et-recourt-a-des-centres-emplisseurs-prives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 17:01:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tradex a publié ce 1er &#160;octobre à Douala un communiqué intitulé « Point de situation sur la distribution du gaz domestique et actions de Tradex pour atténuer la crise ». Le texte s&#8217;adresse à la clientèle de l&#8217;entreprise et au grand public. Il décrit les moyens mis en œuvre « en vue d&#8217;accélérer un retour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Tradex a publié ce 1<sup>er</sup> &nbsp;octobre à Douala un communiqué intitulé « Point de situation sur la distribution du gaz domestique et actions de Tradex pour atténuer la crise ». Le texte s&#8217;adresse à la clientèle de l&#8217;entreprise et au grand public. Il décrit les moyens mis en œuvre « en vue d&#8217;accélérer un retour à la normale ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le document, l&#8217;écosystème national de la distribution du gaz domestique est sous tension depuis quelques mois. Tradex l&#8217;explique par des difficultés logistiques liées aux capacités nationales de stockage de gaz butane, et par des faiblesses structurelles d&#8217;enfûtage des bouteilles dans les dépôts de GPL. L&#8217;activité gaz de la société en subit les effets depuis le début du deuxième trimestre, soit depuis avril. Elle se traduit par un déficit entre les besoins journaliers du réseau Tradex et les volumes effectivement mis à sa disposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué mentionne les efforts de l&#8217;opérateur public des dépôts pétroliers et gaziers pour étendre les capacités de stockage et d&#8217;enfûtage face à la hausse de la consommation. Il précise que le problème n&#8217;est pas résorbé à ce jour. Le texte ne nomme pas cet opérateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pallier ces difficultés et accroître la disponibilité du gaz dans son réseau, Tradex indique avoir dû s&#8217;ouvrir à des centres emplisseurs privés. Elle a renforcé sa logistique de distribution. Elle sollicite en outre régulièrement des prorogations des horaires de travail dans les dépôts d&#8217;enfûtage, et ces prorogations sont à sa charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, sur l&#8217;impulsion de son conseil d&#8217;administration, la société a adopté et commencé à appliquer un plan d&#8217;investissement dans le développement de son activité gaz. L&#8217;une de ses premières retombées est la mise sur le marché, depuis le début de l&#8217;année, d&#8217;un peu plus de 300 000 bouteilles que Tradex qualifie de « neuves et sécurisées ». L&#8217;entreprise se présente ainsi comme l&#8217;un des leaders en matière de disponibilité de bouteilles de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tradex affirme mobiliser ses ressources financières et humaines pour obtenir un retour rapide et durable à la normale dans l&#8217;approvisionnement de son réseau de distribution. La société reconnaît le désagrément que provoquent les files d&#8217;attente dans ses stations-service, de même que la perspective de recherches infructueuses d&#8217;un produit essentiel pour les ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les prix, Tradex réitère que le gaz domestique demeure commercialisé dans son réseau au prix officiel homologué par localité. Ce prix est affiché sur le totem et dans le local gaz de chaque station-service. Pour les consommateurs, cette mention fixe un repère de contrôle à la pompe en période de pénurie.</p>
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		<title>Financement industriel : BGFIBank Cameroun finance une savonnerie de 31 millions d&#8217;unités par an pour TAGIDOR</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/01/financement-industriel-bgfibank-cameroun-finance-une-savonnerie-de-31-millions-dunites-par-an-pour-tagidor/</link>
					<comments>https://economieducameroun.info/2026/10/01/financement-industriel-bgfibank-cameroun-finance-une-savonnerie-de-31-millions-dunites-par-an-pour-tagidor/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 15:33:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La signature a eu lieu ce 1er  octobre 2026, au terme d&#8217;une journée de visites organisée à Douala. Le financement, non officialisé, soutient la réalisation de l&#8217;usine. À pleine capacité, les deux lignes de production doivent sortir 31 millions d&#8217;unités de savon par an, soit près de 85 000 unités par jour sur douze mois. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La signature a eu lieu ce 1<sup>er</sup>  octobre 2026, au terme d&#8217;une journée de visites organisée à Douala. Le financement, non officialisé, soutient la réalisation de l&#8217;usine. À pleine capacité, les deux lignes de production doivent sortir 31 millions d&#8217;unités de savon par an, soit près de 85 000 unités par jour sur douze mois. Le calendrier de construction et la date de mise en service ne sont pas précisés à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet ajoute une capacité locale de production de biens de grande consommation. L&#8217;ambition affichée par les deux parties est d&#8217;accompagner des entreprises capables de créer de la valeur, de l&#8217;emploi et de nouvelles perspectives pour l&#8217;économie camerounaise. Le nombre d&#8217;emplois attendu et le coût total de l&#8217;usine ne sont pas communiqués dans les éléments disponibles. Pour une banque, le dossier relève du financement de projet industriel, avec un remboursement adossé aux ventes futures de l&#8217;usine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">BGFIBank Cameroun est la filiale camerounaise du Groupe BGFIBank, ensemble financier d&#8217;origine gabonaise fondé en 1971, présent dans 11 pays et premier groupe bancaire de la zone CEMAC. Le groupe affiche un total de bilan consolidé de 7 428 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, en hausse de 25 % sur un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Installée au Cameroun depuis le 7 mars 2011 avec l&#8217;ouverture de l&#8217;agence Saphir à Douala, la filiale compte 21 agences réparties dans neuf régions. Son capital social passe de 20 à 50 milliards de FCFA depuis le conseil d&#8217;administration du 27 février 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dirigée par Abakal Mahamat, administrateur directeur général, la banque revendique plus de 150 projets financés et plus de 100 000 emplois créés. Elle intervient aussi comme arrangeur et banque agent sur la raffinerie de Kribi, dont le coût est estimé à 115 milliards de FCFA, et sur l&#8217;usine PROALU du groupe Prometal, évaluée à 88 milliards de FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groupe TAGIDOR Premium Investments International S.A. est la structure financière d&#8217;un groupe industriel basé au Cameroun. D&#8217;après des données publiques de 2022, il détient notamment les laboratoires Biopharma dans les cosmétiques, Elim Beverage &amp; Foods SA dans les boissons gazeuses et AGFI dans les bouillons. Le groupe représente alors plus de 30 milliards de FCFA d&#8217;investissements et plus de 500 employés. Elim Beverage &amp; Foods, dirigée par Francis Nana Djomou, a investi environ 17,5 milliards de FCFA avec AJE Group dans une usine de plus de 17 millions de bouteilles par mois. Avec la savonnerie, le groupe ajoute le savon à ses activités dans les boissons, les bouillons et les cosmétiques. Dans la convention, TAGIDOR porte l&#8217;investissement et BGFIBank Cameroun apporte le financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la même journée, avant la signature, la délégation visite l&#8217;unité de production de boissons et d&#8217;eau d&#8217;Elim Beverage &amp; Foods SA, puis les stations Tank&#8217;Oil. BGFIBank Cameroun présente ces étapes comme la concrétisation d&#8217;une ambition partagée de soutien aux entreprises locales. La journée se referme sur un engagement en faveur de l&#8217;industrie locale et du développement économique du Cameroun. Le financement de la savonnerie s&#8217;ajoute aux dossiers industriels déjà portés par la banque au Cameroun, après la raffinerie de Kribi et l&#8217;usine PROALU.</p>
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		<title>Fuite des médecins : le président de l&#8217;Ordre pointe les salaires et le manque d&#8217;équipements</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:45:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Dr Fonkoua rapporte une conversation récente au Tchad avec son homologue de l&#8217;Ordre local. Ce jour-là, se souvient-il, il apprend les médecins tchadiens envisagent une grève, faute de rémunération suffisante. Le moins bien payé d&#8217;entre eux perçoit pourtant 400 000 FCFA par mois. Son homologue tchadien lui demande alors combien gagne un médecin camerounais. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Fonkoua rapporte une conversation récente au Tchad avec son homologue de l&#8217;Ordre local. Ce jour-là, se souvient-il, il apprend les médecins tchadiens envisagent une grève, faute de rémunération suffisante. Le moins bien payé d&#8217;entre eux perçoit pourtant 400 000 FCFA par mois. Son homologue tchadien lui demande alors combien gagne un médecin camerounais. « Je n&#8217;ai pas répondu à la question, j&#8217;ai glissé », raconte-t-il sous les rires de la salle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en tire une conclusion. Pour freiner la fuite des médecins, le Cameroun doit les entretenir avec des salaires conséquents. Il rappelle que la médecine est d&#8217;abord une profession libérale et indépendante. Si les jeunes disposent des moyens de s&#8217;installer au pays, ils gagneront davantage que 200 000 FCFA actuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l&#8217;Ordre alerte aussi sur la démographie médicale. « La population médicale est une population comme toutes les autres. Agée&nbsp;! », Observe-t-il. Si la moitié des praticiens quitte le Cameroun alors que la population augmente, le pays fera face « à un hiatus total » et sera contraint de « demander les médecins ailleurs ». Ces propos prolongent les chiffres qu&#8217;il cite lors de la signature avec Ecobank Cameroun. L&#8217;Ordre compte 14 000 inscrits au tableau, dont <strong>environ 10 000 exercent, pour 30 millions d&#8217;habitants. Cela représente environ 0,7 médecin pour 1 000 habitants, contre 2,5 à 3 recommandés par l&#8217;OMS.</strong> Un atelier de formation destiné aux jeunes est prévu à Yaoundé. « Ce qui me plaît, ce sont les jeunes », confie-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Fonkoua déplace ensuite le débat des effectifs vers le matériel. « <strong>Le Cameroun n&#8217;a pas un problème d&#8217;hommes, il a un problème d&#8217;équipements</strong> », martèle-t-il. Il chiffre le coût de cette carence. Selon lui, les évacuations sanitaires font sortir chaque année du pays un volume financier presque égal au budget de l&#8217;État. « Si nous capturions seulement le tiers de cet argent, je vous assure que c&#8217;est énorme », affirme-t-il. Il y voit aussi un sujet de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son ambition dépasse la substitution aux évacuations. « Mon rêve avec ces partenariats, c&#8217;est de nous équiper et de faire, à brève échéance, du Cameroun une destination de tourisme médical », déclare-t-il. Il cite l&#8217;Inde, la Tunisie et l&#8217;Afrique du Sud comme références actuelles. <strong>« Bientôt, ce sera le Cameroun. Et ça, on peut le faire</strong> », assure-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est dans cette logique qu&#8217;il place la convention signée avec Ecobank Cameroun le 28 septembre 2026 à Douala. Environ 95 % du matériel médical des cabinets et des cliniques est importé. La banque peut prêter environ 15 millions de FCFA, et de 80 à 100 millions de FCFA pour un bloc opératoire. « Avec ce genre de partenariat, on met en place un accès facile », plaide le président de l&#8217;Ordre. Il estime que ce dispositif permet aux jeunes médecins d&#8217;investir et de s&#8217;installer. Pour lui, l&#8217;enjeu est de retenir les praticiens au Cameroun en leur donnant un revenu et des outils de travail.</p>
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		<title>Prévoyance: Avec Afrikids Études, Afri Helep et Afri Hemlé, Afri Insurance et Afrilife musclent leur position pour peser sur le marché</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:11:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux compagnies ont réuni la presse le lundi 28 septembre 2026 pour dévoiler Afrikids Études, Afri Helep et Afri Hemlé, trois solutions portées par Afrilife Insurance, la branche vie, ainsi que le parcours Afri Auto, rattaché à Afri Insurance, la branche non-vie. Selon le dossier remis aux journalistes, l&#8217;opération va au-delà d&#8217;un simple lancement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les deux compagnies ont réuni la presse le lundi 28 septembre 2026 pour dévoiler <strong>Afrikids Études, Afri Helep et Afri Hemlé</strong>, trois solutions portées par <strong>Afrilife Insurance</strong>, la branche vie, ainsi que le parcours Afri Auto, rattaché à Afri Insurance, la branche non-vie. Selon le dossier remis aux journalistes, l&#8217;opération va au-delà d&#8217;un simple lancement commercial. Elle marque une évolution stratégique fondée sur quatre engagements, affirmer le positionnement d&#8217;assureur grand public, renforcer la présence sur le marché, accélérer la transformation digitale et relever la qualité de service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philippe Kanga, directeur général rappelle que la présentation du 2 juillet portait déjà la promesse d&#8217;« une assurance plus proche, plus transparente et plus innovante ». Il indique que les deux compagnies franchissent une nouvelle étape en affirmant clairement leur positionnement, celui d&#8217;« être un assureur grand public, l&#8217;assureur de tous les Camerounais, qu&#8217;ils soient clients de CCA Bank ou non, particuliers ou entreprises ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois produits dessinent ce périmètre. Afrikids Études cible les parents qui veulent « anticiper et sécuriser le financement de leurs études s&#8217;ils ne sont plus là ». Afri Helep s&#8217;adresse aux membres d&#8217;associations, « dans une logique de protection individuelle et d&#8217;accompagnement collectif ». Afri Hemlé vise les chefs de famille, pour protéger leurs proches, soit le conjoint, les parents, les beaux-parents et les enfants. Ces trois contrats s&#8217;ajoutent à une gamme vie, épargne et prévoyance qui compte déjà Afri Prévoyance, Afri Retraite et Afri Epargne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l&#8217;accès à ces offres, la direction écarte toute lecture de bancassurance réservée. « Nos offres ne sont pas réservées aux seuls clients de CCA Bank », affirme le directeur général, qui précise qu&#8217;elles s&#8217;adressent à tous les Camerounais. La souscription se fait en agence, auprès de conseillers sur le terrain ou par les canaux digitaux. Les clients de la banque bénéficient en plus de solutions intégrées à leur relation bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté non-vie, Afri Auto repose sur un changement de méthode plus que sur un nouveau produit. L’entreprise précise qu&#8217;Afri Insurance « ne lance pas un nouveau produit d&#8217;assurance automobile, mais une nouvelle manière de souscrire ». Des équipes munies de tablettes iront à la rencontre des automobilistes dans les laveries, les stations-service, les centres de visite technique, les garages et chez les concessionnaires. Les tarifs appliqués restent les tarifs homologués. La différence se joue sur la proximité, la disponibilité et la qualité du service, de la souscription jusqu&#8217;à l&#8217;après-vente. La compagnie dit se préparer à la dématérialisation de l&#8217;assurance automobile, annoncée pour octobre par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir cette montée en puissance, le groupe met en avant ses moyens financiers. La capitalisation cumulée des deux entités atteint 8 milliards de FCFA, dont 5 milliards pour Afri Insurance et 3 milliards pour Afrilife Insurance. « Adossés à un groupe bancaire solide (CCA Bank Holding), nous disposons des ressources nécessaires pour accélérer notre développement, investir dans l&#8217;innovation et renforcer durablement notre présence sur le marché », déclare le directeur général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif commercial s&#8217;appuie sur trois agences, dont deux à Douala, au siège d&#8217;Akwa et à Bonapriso, et une à Yaoundé, avenue Germaine. À cela s&#8217;ajoutent 60 bureaux de conseillers installés dans les 60 agences du réseau CCA Bank, répartis sur le territoire national. Les deux compagnies emploient 50 collaborateurs et mobilisent 60 conseillers commerciaux. Leur portefeuille compte près de 20 produits vie et non-vie, qui couvrent les besoins des particuliers, des professionnels et des entreprises. Côté non-vie, la gamme comprend l&#8217;auto, l&#8217;habitation, l&#8217;assistance voyage, la santé, l’individuel accident, les risques d&#8217;entreprise, les risques divers et le transport.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="669" height="1006"  alt="" class="wp-image-160"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://magazine.economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/Afri-Insutrance-2.jpg" srcset="https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/Afri-Insutrance-2.jpg 669w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/Afri-Insutrance-2-200x300.jpg 200w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/Afri-Insutrance-2-279x420.jpg 279w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/Afri-Insutrance-2-640x962.jpg 640w" sizes="(max-width: 669px) 100vw, 669px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>M. Philippe Kanga (au centre) et ses collaborateurs.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La feuille de route tient en une ambition. Devenir une référence du marché camerounais de l&#8217;assurance. Pour l&#8217;atteindre, les compagnies citent une gouvernance, une capacité d&#8217;investissement, un réseau commercial, des outils digitaux et une offre ouverte aux particuliers comme aux entreprises. Elles annoncent aussi une présence élargie à l&#8217;ensemble du territoire, au-delà de Douala et de Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on ne chiffre ni les primes émises, ni les parts de marché visées, ni le nombre d&#8217;assurés attendu, le top management souligne que le niveau de capitalisation, le maillage en bureaux de conseillers et la prise en charge des souscriptions en mobilité donnent à la compagnie des leviers pour accroître son portefeuille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite dépendra de la capacité des équipes à convertir ces moyens en contrats souscrits et en sinistres réglés dans les délais. Le directeur général résume l&#8217;enjeu en ces termes. « Ces innovations marquent une nouvelle étape de l&#8217;histoire que nous écrivons avec vous, pour vous. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Partenariat : Ecobank Cameroun signe avec l&#8217;Ordre national des médecins une convention en cinq piliers pour 14 000 inscrits</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/09/29/partenariat-ecobank-cameroun-signe-avec-lordre-national-des-medecins-une-convention-en-cinq-piliers-pour-14-000-inscrits/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 16:02:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ecobank Cameroun et l&#8217;Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) ont signé ce 29 septembre 2026 à Douala une convention de partenariat jugée stratégique. Elle ouvre aux membres de l&#8217;Ordre des services bancaires conçus pour leur profession. Les cabinets, cliniques et centres de santé accèdent à des solutions de financement, de gestion de trésorerie, de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ecobank Cameroun et l&#8217;Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) ont signé ce 29 septembre 2026 à Douala une convention de partenariat jugée stratégique. Elle ouvre aux membres de l&#8217;Ordre des services bancaires conçus pour leur profession. Les cabinets, cliniques et centres de santé accèdent à des solutions de financement, de gestion de trésorerie, de moyens de paiement et de digitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gwendoline Abunaw, administratrice directrice générale d&#8217;Ecobank Cameroun, inscrit l&#8217;accord dans les 25 ans de présence de la banque dans le pays. « La convention que nous signons aujourd&#8217;hui illustre notre ambition d&#8217;être plus qu&#8217;une banque, nous voulons être un véritable partenaire de développement », déclare-t-elle. Les médecins accèdent aux offres Premier Banking et Wealth Management pour structurer, protéger et valoriser leur patrimoine. Elle conclut que « la réussite des médecins du Cameroun, c&#8217;est la réussite d&#8217;Ecobank ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Rodolphe Fonkoua, président de l&#8217;ONMC, pose le cadre chiffré. L&#8217;Ordre compte 14 000 inscrits au tableau, dont environ 10 000 exercent réellement pour 30 millions de Camerounais. Cela représente environ 0,7 médecin pour 1 000 habitants, contre 2,5 à 3 recommandés par l&#8217;OMS. « Nous ne sommes pas ici pour parapher un avenant ni établir une prescription médicale. Nous sommes ici pour signer un acte de souveraineté », lance-t-il. Il décrit le paradoxe du médecin camerounais, « capable de sauver une vie à 3 heures du matin, mais totalement incapable de sécuriser la sienne ». Selon lui, Ecobank a proposé « un projet » et non un simple compte, car « financer le médecin, ce n&#8217;est pas financer un client, c&#8217;est financer une infrastructure de souveraineté ». L&#8217;architecture est bâtie en quelques mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier pilier, celui de la dignité, sécurise les revenus du médecin inscrit au tableau grâce à un compte sécurisé. Ses recettes sont encaissées, tracées et sécurisées. Ecobank lance des opérations zéro cash à domicile. « Un médecin doit soigner, mais il ne doit pas transporter son argent. C&#8217;est le travail d&#8217;une banque », argumente le Dr Fonkoua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième pilier, celui de l&#8217;investissement, vise à pérenniser le cabinet ou la clinique. Environ 95 % du matériel médical des cabinets et des cliniques est importé. Ecobank peut prêter environ 15 millions de FCFA, et de 80 à 100 millions de FCFA pour un bloc opératoire. Un leasing santé, avec une échéance de 6 mois renouvelable, complète le dispositif, le matériel acquis constituant sa propre garantie. Le président de l&#8217;Ordre y voit le moyen de rééquiper les cliniques et de mettre un terme au vide hospitalier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième pilier, celui de l&#8217;humanisation, protège la famille du médecin. Deux filets de sécurité sont prévus, une prévoyance décès avec un capital versé après la disparition du praticien et une assurance scolaire pour la poursuite des études des enfants au collège. « Ce pilier constitue véritablement le cœur de notre métier », souligne le Dr Fonkoua, qui évoque des confrères décédés en laissant des familles sans ressources.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="741"  alt="" class="wp-image-654"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://magazine.economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741.jpg" srcset="https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741.jpg 1024w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741-300x217.jpg 300w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741-768x556.jpg 768w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741-580x420.jpg 580w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741-640x463.jpg 640w, https://economieducameroun.info/wp-content/uploads/2026/10/ecobank-in-1024x741-681x493.jpg 681w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Mme Gwendoline Abunaw et Dr Fonkoua.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième pilier concerne la valorisation de la retraite, avec une retraite complémentaire « pensée par nous et pour nous ». Elle doit permettre de sécuriser et de faire fructifier ce que les médecins ont déjà bâti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième volet, porte sur la transmission. La division Private Banking d&#8217;Ecobank lance une ingénierie de la transmission. Elle répond à des questions concrètes, comme transmettre un cabinet sans l&#8217;écraser fiscalement ou le céder à un jeune confrère tout en gardant un revenu de substitution. « Une clinique n&#8217;est pas seulement un fonds de commerce, c&#8217;est parfois l&#8217;œuvre de sa vie », rappelle le président de l&#8217;Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Fonkoua ramène les cinq piliers à un seul objectif. « La fin de la précarité pour un médecin est la fin de la fuite des cerveaux », affirme-t-il. Mme Abunaw promet de son côté le partage d&#8217;expertises, l&#8217;éducation financière et l&#8217;innovation au bénéfice de la communauté médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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