À Bogo, dans la région de l’Extrême-Nord, la solidarité a pris la forme d’un engagement financier et matériel. Le 6 novembre 2026, la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) a consacré 20 millions de FCFA à une opération d’assistance en faveur des populations déplacées et des familles vulnérables. À travers cette initiative, l’entreprise entend inscrire sa responsabilité sociétale dans une dynamique de solidarité nationale, en apportant une réponse concrète aux besoins des communautés confrontées aux difficultés sociales et humanitaires.
Le choix de Bogo n’est pas anodin. À plusieurs centaines de kilomètres de ses principaux sites d’exploitation, la Socapalm a décidé de porter son action là où les besoins des populations appellent également une mobilisation du secteur privé. Cette démarche traduit une conception de l’entreprise citoyenne qui ne réduit pas son engagement communautaire à son seul périmètre industriel, mais l’inscrit dans une contribution plus large aux efforts de développement et de cohésion sociale du pays.

L’enveloppe de 20 millions de FCFA a notamment permis de mobiliser des denrées alimentaires et des produits de première nécessité destinés aux bénéficiaires. Le dispositif comprend 800 sacs de riz, 500 cartons d’huile, 400 sacs de macaroni, 30 cartons de savon et 30 sacs d’arachides décortiquées. Des quantités qui donnent la mesure de l’opération et de la volonté de l’entreprise de privilégier une assistance directement utilisable par les familles.
Pour les populations déplacées et les ménages en situation de vulnérabilité, cette contribution représente un appui face aux dépenses alimentaires et aux contraintes quotidiennes. L’initiative a également accordé une attention particulière aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes malades et aux familles d’accueil, dont les besoins nécessitent une prise en charge adaptée. Au-delà de la valeur marchande des produits distribués, l’enjeu réside ainsi dans leur utilité immédiate pour les personnes concernées.
Cette orientation était au cœur du message transmis par le directeur général de la Socapalm, Frédéric Augé, représenté à la cérémonie par le secrétaire général de l’entreprise, Germain Jules Kamta. « Nous savons que les difficultés ne s’arrêtent pas avec cette cérémonie. Mais le soulagement qu’une aide peut apporter aujourd’hui compte. Un repas, un soin, une inquiétude allégée : cela compte dans la vie d’une famille. » Une déclaration qui place l’action dans une logique de responsabilité et de proximité avec les bénéficiaires, tout en reconnaissant que les difficultés auxquelles ils sont confrontés appellent des réponses qui dépassent le cadre d’une distribution ponctuelle.

La mobilisation a réuni les autorités gouvernementales, des autorités administratives et traditionnelles autour de cette initiative. La présence de Sa Majesté Bello Mohamadou, Lamido de Bogo, a notamment illustré l’importance des relais communautaires dans l’identification des besoins et l’accompagnement des populations. La cérémonie, organisée le 6 novembre, date anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, a également donné à cette opération une dimension institutionnelle particulière, avec une convergence entre les acteurs publics, les autorités traditionnelles et le secteur privé.
Le ministre Talba Malla [ministre délégué à la présidence en charge des Marchés Publics], présent à Bogo, a salué cette contribution de la Socapalm et l’intérêt des partenariats entre les entreprises et les acteurs engagés auprès des communautés. Insistant sur la pertinence de l’attention accordée aux besoins sanitaires et sociaux, il a déclaré à l’endroit des initiateurs de l’opération « Vous avez visé juste sur un domaine sensible et un domaine de première nécessité ». Une appréciation qui souligne la portée d’une démarche dans laquelle l’engagement économique se prolonge par une participation à la prise en charge des préoccupations sociales.

La Socapalm a également mis en avant le rôle des structures locales dans la réussite de cette opération. L’entreprise a notamment salué le travail du Centre privé catholique Mère-Enfant Concha-Arraiza de Bogo, ainsi que celui de Sœur Mumbungu Mukana Rosette et de ses équipes. Leur proximité avec les familles et leur connaissance des réalités du terrain constituent des relais importants pour orienter les actions et rapprocher les ressources mobilisées des personnes qui en ont besoin. Cette complémentarité entre entreprise, structures humanitaires et communautés locales donne à l’initiative une portée qui va au-delà de la seule remise de dons.
Pour un opérateur dont le cœur de métier repose sur la production et la transformation de l’huile de palme, cette intervention dans l’Extrême-Nord témoigne d’un élargissement du champ de la responsabilité sociétale. La contribution de la Socapalm ne se limite pas aux territoires directement liés à ses activités. Elle participe également à une dynamique nationale dans laquelle les entreprises peuvent mettre leurs moyens au service de la solidarité, en complément des politiques et des interventions publiques.
Cette démarche rappelle que la performance d’une entreprise ne s’apprécie pas uniquement à travers ses volumes de production, ses investissements ou ses résultats financiers. Elle se mesure aussi à sa capacité à prendre part aux enjeux de société et à mobiliser des ressources en faveur des populations. En consacrant 20 millions de FCFA à l’opération de Bogo, la Socapalm donne une traduction concrète à cette conception de la responsabilité entrepreneuriale.
À l’heure où les attentes envers le secteur privé portent également sur sa contribution au développement humain, l’initiative du 6 novembre constitue un signal de l’engagement de l’entreprise. À Bogo, les 800 sacs de riz, les cartons d’huile et les autres produits distribués matérialisent cette volonté de faire de la solidarité un prolongement de l’activité économique. Pour les familles bénéficiaires, l’essentiel demeure le soutien reçu. Pour la Socapalm, cette opération confirme qu’une entreprise peut également faire valoir sa contribution à la société par les actes qu’elle pose au-delà de ses plantations.










