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	<title>A la une Archives - Economie Du Cameroun</title>
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	<description>Economie Du Cameroun</description>
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	<title>A la une Archives - Economie Du Cameroun</title>
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	<item>
		<title>Insécurité foncière : Eyébé Ayissi annule un titre foncier de Célestin Tawamba et privilégie Crescence Awapira Baboké</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/15/insecurite-fonciere-eyebe-ayissi-annule-un-titre-foncier-de-celestin-tawamba-et-privilegie-crescence-awapira-baboke/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aloys Onana]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 03:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité du Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité économique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie du Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Eyébé Ayissi annule un titre foncier de Célestin Tawamba et priviligie Crecence Baboké]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mfandena, dans l’arrondissement de Yaoundé V, un terrain de 1 003 m² est au centre d’un conflit foncier dont les rebondissements administratifs soulèvent des questions sur la protection du titre foncier au Cameroun. D’un côté, la Société civile immobilière (SCI) Le Neyang, représentée par son gérant, Célestin Kamanou Tawamba. De l’autre, Crescence Awapira, épouse [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Mfandena, dans l’arrondissement de Yaoundé V, un terrain de 1 003 m² est au centre d’un conflit foncier dont les rebondissements administratifs soulèvent des questions sur la protection du titre foncier au Cameroun. D’un côté, la Société civile immobilière (SCI) Le Neyang, représentée par son gérant, Célestin Kamanou Tawamba. De l’autre, Crescence Awapira, épouse Baboké, bénéficiaire en 2021 d’une concession provisoire portant sur 487 m² prélevés dans le périmètre revendiqué par la société. Après une intervention de la Primature et le retrait de cette concession en février 2024, le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (MINDCAF) a pris, le 3 septembre 2026, un arrêté constatant la nullité d’ordre public du titre foncier de la SCI Le Neyang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire met en évidence une succession de décisions administratives aux effets contradictoires. Dans une correspondance adressée le 28 septembre 2026 au Premier ministre, chef du gouvernement, Célestin Tawamba revient sur cette chronologie et sollicite une nouvelle intervention pour faire rapporter l’arrêté du 3 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De 1 003 m² à une concession de 487 m²</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les pièces communiquées par le gérant, la SCI Le Neyang est propriétaire d’un immeuble urbain non bâti situé à Mfandena, d’une superficie de 1 003 m². Le terrain a fait l’objet du titre foncier n°1701/Mfoundi, issu du morcellement du titre foncier n°5605/Mfoundi, et a été immatriculé au Livre foncier du Mfoundi le 12 avril 2016. Célestin Tawamba affirme que la société en est propriétaire depuis 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le différend apparaît en juillet 2021, lorsque le gérant découvre des travaux entrepris sur le terrain par Crescence Baboké. Or, quelques mois plus tôt, le 5 avril 2021, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières avait signé l’arrêté n°000130/Y.6/MINDCAF/SG/D2/1300/1320/NEC attribuant à cette dernière, en concession provisoire, une dépendance du domaine national de 487 m² au lieu-dit « Meyong Ndzengue », dans l’arrondissement de Yaoundé V.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attribution constitue le premier point de rupture. Le terrain concerné était déjà compris, selon la SCI Le Neyang, dans une propriété immatriculée plusieurs années auparavant. <strong>Comment une parcelle pouvait-elle être attribuée en concession provisoire alors qu’elle était couverte par un titre foncier existant ?</strong> C’est la question que la société soulève auprès de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 septembre 2021, une ordonnance de référé n°371/HH/CIV prescrit l’arrêt des travaux. D’après la correspondance de Célestin Tawamba, cette décision est signifiée à Crescence Baboké le 13 janvier 2022. La société engage ensuite des démarches administratives, puis saisit le Premier ministre afin que ses droits soient rétablis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Primature intervient, le MINDCAF rétracte sa décision</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les démarches de la SCI Le Neyang conduisent à une concertation interministérielle organisée le 30 novembre 2023 dans les services de la Primature. Selon le récit de Célestin Tawamba, les participants constatent alors que l’attribution de la concession provisoire du 5 avril 2021 est postérieure à l’immatriculation du terrain ayant donné lieu au titre foncier n°1701/Mfoundi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’issue de cette concertation, il est demandé au MINDCAF de rétablir la société dans ses droits</strong>. Cette orientation est ensuite relayée par une correspondance n°B70/d.29/SG/PM du 10 janvier 2024 du secrétaire général des services du Premier ministre, répercutant les hautes instructions du chef du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 27 février 2024, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières prend l’arrêté n°00562/Y.7/MINDCAF/SG/D6/S200/S230 portant rétractation de l’acte du 5 avril 2021. La concession provisoire de 487 m² accordée à Crescence Baboké est ainsi retirée</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée à Célestin Tawamba le même jour, le ministre lui fait connaître qu’il a rétracté l’arrêté d’attribution. Il précise. <strong>« Il en résulte que ce terrain réintègre l’assiette foncière du titre foncier n°1701/Mfoundi établi à votre profit qui conserve toute sa plénitude juridique. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La formulation est explicite. <strong>A cette date, le ministère reconnaît que la parcelle concernée relève de l’assiette foncière du titre de la SCI Le Neyang et affirme que celui-ci conserve sa pleine valeur juridique.</strong> Pour l’entreprise, la décision doit mettre fin au différend administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le conflit ne s’arrête pas à cette rétractation. <strong>Selon la lettre du gérant, Crescence Baboké se maintient sur les lieux et poursuit son projet de construction</strong>. <strong>La société saisit alors le Tribunal de grande instance du Mfoundi pour obtenir son expulsion et la suppression des constructions et ouvrages réalisés sur le terrain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’assignation, la SCI Le Neyang demande au tribunal de reconnaître son droit exclusif de propriété sur l’immeuble de 1 003 m², objet du titre foncier n°1701/Mfoundi B. Elle sollicite également l’expulsion de Crescence Baboké et la suppression, à ses frais, des constructions édifiées sur la parcelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le titre foncier annulé à la veille d’une décision judiciaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouvel élément intervient le 24 septembre 2026, date à laquelle le Tribunal de grande instance du Mfoundi devait rendre sa décision dans la procédure engagée par la SCI Le Neyang. Selon Célestin Tawamba, c’est précisément ce jour-là que le conseil de la société reçoit une photocopie d’un nouvel arrêté du MINDCAF, <strong>signé le 3 septembre 2026. Cette fois, l’administration ne revient pas sur la concession accordée à Crescence Baboké. Elle remet directement en cause le titre foncier de la société.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrêté ministériel du 3 septembre 2026 constate la nullité d’ordre public du titre foncier n°1701/Mfoundi. Pour justifier cette décision, le ministère invoque notamment l’existence de titres fonciers appartenant à l’État du Cameroun, les titres n°3559 et n°3777/Mfoundi, ainsi que l’origine du titre n°1701, issu du morcellement du titre n°5605/Mfoundi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses motifs, l’administration affirme que le titre de la SCI Le Neyang a été établi « en superposition aux titres fonciers n°3559 et 3777/Mfoundi appartenant à l’État du Cameroun ». Elle en déduit que le titre de la société est entaché d’une nullité d’ordre public, en application de l’article 2, alinéa 6, du décret n°76/165 du 27 avril 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier, modifié et complété par le décret n°2005/481 du 16 décembre 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 2 de ce nouvel arrêté autorise, par ailleurs, Crescence Baboké à poursuivre la procédure d’attribution de gré à gré engagée sur la parcelle litigieuse, désormais présentée par le ministère comme relevant des titres fonciers de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le changement de position est majeur</strong>. <strong>En février 2024, le ministre avait indiqué à Célestin Tawamba que la parcelle réintégrait l’assiette foncière de son titre, lequel « conserve toute sa plénitude juridique ». Deux ans et quelques mois plus tard, le même département ministériel constate la nullité de ce titre, en invoquant une superposition avec des propriétés de l’État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre du 28 septembre 2026 au Premier ministre, le gérant de la SCI Le Neyang insiste sur la chronologie des faits et sur le moment choisi pour intervenir. Il rappelle que l’administration avait d’abord attribué une concession provisoire à Crescence Baboké, avant de la rétracter à la suite des instructions de la Primature. Il souligne ensuite que le différend avait donné lieu à une procédure judiciaire et qu’une expertise cadastrale avait confirmé l’implantation des constructions litigieuses dans le périmètre du titre foncier n°1701/Mfoundi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Célestin Tawamba écrit ainsi. « L’Administration foncière intervient à nouveau, cette fois non plus pour attribuer une concession sur le terrain de la SCI LE NEYANG, mais pour annuler son titre foncier lui-même. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne conteste pas, dans sa correspondance, le pouvoir légal de l’administration d’intervenir dans les matières relevant de sa compétence. Il demande toutefois que ce pouvoir soit exercé « <strong>dans le strict respect de la loi, selon une procédure régulière, pour un motif légalement admissible et indépendamment de toute considération étrangère à l’intérêt général</strong> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gérant réclame donc une enquête sur les circonstances dans lesquelles l’arrêté du 3 septembre 2026 a été préparé, instruit et signé. Il sollicite du Premier ministre qu’il fasse instruire le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières aux fins de rapporter cet acte et de rétablir la SCI Le Neyang dans ses droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question de sécurité foncière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du différend entre la SCI Le Neyang et Crescence Baboké, cette affaire pose une question essentielle&nbsp;: <strong>quelle sécurité peut offrir un titre foncier lorsque sa validité est d’abord reconnue par l’administration, puis remise en cause par une décision ultérieure ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pièces retracent une séquence précise. <strong>Un titre foncier établi à la suite d’une immatriculation en 2016 ; une concession provisoire accordée en 2021 sur une parcelle que la société affirme posséder ; une concertation interministérielle à la Primature en novembre 2023 ; une instruction de rétablissement des droits en janvier 2024 ; la rétractation de la concession en février 2024 ; enfin, l’annulation du titre foncier en septembre 2026.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté tient aussi à la coexistence de deux justifications administratives successives. La première décision de retrait de la concession se fonde sur l’existence préalable du titre n°1701/Mfoundi. La seconde affirme que ce même titre a été établi en superposition avec deux titres appartenant à l’État. Les documents transmis ne permettent pas, à eux seuls, de trancher définitivement cette contradiction ni d’établir si la procédure ayant conduit à l’arrêté du 3 septembre 2026 a été régulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre au chef du gouvernement, Célestin Tawamba élargit le débat à la situation des citoyens dépourvus de moyens institutionnels et juridiques comparables aux siens. « Si une telle situation peut arriver au Président du Patronat que je suis, qui dispose des moyens institutionnels et juridiques de faire entendre sa voix, qu’en sera-t-il du simple citoyen qui ne dispose ni de ces relais ni de ces moyens ? », interroge-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question renvoie à un enjeu central de la gouvernance foncière au Cameroun : la stabilité des actes administratifs, la cohérence des décisions ministérielles et la confiance des propriétaires dans les documents qui établissent leurs droits. Lorsqu’une même parcelle fait l’objet d’actes successifs aux conséquences opposées, la sécurité juridique des investissements et la prévention des conflits se trouvent mises à l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, Célestin Tawamba demande au Premier ministre de faire rapporter l’arrêté du 3 septembre 2026. L’issue de cette démarche, tout comme celle de la procédure judiciaire engagée devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi, reste déterminante pour la suite du dossier. L’affaire rappelle qu’en matière foncière, la délivrance d’un titre ne suffit pas à dissiper toutes les incertitudes lorsque l’administration elle-même revient ultérieurement sur la portée de ses actes</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Banque : Société Générale cède 60,22 % de sa filiale ghanéenne à Attijariwafa bank</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/06/banque-societe-generale-cede-6022-de-sa-filiale-ghaneenne-a-attijariwafa-bank/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[EDC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 18:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique économie]]></category>
		<category><![CDATA[Chiffres clés]]></category>
		<category><![CDATA[économie du cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe marocain s&#8217;offre le contrôle d&#8217;un établissement coté à Accra, avec SSNIT comme coactionnaire. L&#8217;accord reste soumis aux feux verts des autorités du Maroc et du Ghana. Attijariwafa bank a signé un accord en vue d’acquérir 55,22 % du capital de Société Générale Ghana, de sources officielles datées de Casablanca le 1er &#160;octobre 2026. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le groupe marocain s&rsquo;offre le contrôle d&rsquo;un établissement coté à Accra, avec SSNIT comme coactionnaire. L&rsquo;accord reste soumis aux feux verts des autorités du Maroc et du Ghana.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Attijariwafa bank a signé un accord en vue d’acquérir <strong>55,22 % du capital de Société Générale Ghana</strong>, de sources officielles datées de Casablanca le 1<sup>er</sup> &nbsp;octobre 2026. <strong>Le groupe Société Générale cède au total 60,22 % de sa filiale. Les 5 % restants reviennent à SSNIT, le Social Security and National Insurance Trust.</strong> L’opération est conditionnée à l’obtention des « autorisations réglementaires et boursières requises auprès des autorités compétentes au Maroc et au Ghana ». À son issue, Attijariwafa bank « détiendra une participation majoritaire dans Société Générale Ghana et en assurera le contrôle ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources officielles ne communiquent ni le prix de cession ni le calendrier de finalisation. Le seul repère de valeur disponible est la capitalisation boursière de Société Générale Ghana, qui s’établit à 3,9 milliards de GHS au 29 septembre 2026, soit 1,5 fois ses fonds propres de 2,6 milliards de GHS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Basée à Accra, la banque universelle emploie plus de 500 collaborateurs et exploite 40 agences réparties dans 24 villes. Au 31 décembre 2025, elle affiche un produit net bancaire de 1,356 milliard de GHS, un résultat net de 397 millions de GHS et un total bilan de 9,7 milliards de GHS. Au taux interbancaire à l’achat de la Bank of Ghana à cette date, soit 10,4448 GHS pour 1 USD, le produit net bancaire équivaut à environ 130 millions de dollars. Le résultat net absorbe 29 % du produit net bancaire et correspond à 15 % des fonds propres, des ratios qui situent l’actif que le groupe marocain ajoute à son réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second acquéreur occupe une place à part dans le montage. SSNIT est l’organisme public qui gère le régime de retraite obligatoire au Ghana. Il administre les cotisations des travailleurs du secteur formel et verse les pensions et prestations sociales à ses assurés. Les sources officielles lui attribuent un rôle clé « dans la mobilisation de l’épargne longue et le financement de l’économie nationale ». Avec 5 %, SSNIT reste loin de la majorité, mais devient l’actionnaire de référence aux côtés du futur contrôlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed El Kettani, président directeur général d’Attijariwafa bank, inscrit l’opération dans la stratégie continentale du groupe. « La signature de cet accord reflète la confiance que nous accordons aux perspectives de développement du Ghana ainsi qu’à la qualité de Société Générale Ghana », déclare-t-il. Il ajoute que l’accord « témoigne de notre engagement de long terme en faveur de l’accompagnement des économies de nos pays de présence ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeant met en avant l’expérience d’intégration du groupe. « Nous sommes convaincus que l’expertise de notre institution, et notre longue expérience réussie dans l’intégration des banques acquises au sein de notre Groupe permettront de poursuivre le développement de Société Générale Ghana, au bénéfice de ses clients, de ses collaborateurs et de l’ensemble de ses partenaires », affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed El Kettani précise la méthode retenue. « Nous conduirons cette opération dans un esprit de continuité, en nous appuyant sur les atouts de Société Générale Ghana, la qualité de ses équipes et son ancrage sur le marché ghanéen », indique-t-il. Il fixe aussi un objectif commercial, celui de « renforcer les échanges économiques entre le Ghana et le Maroc, mais aussi les autres pays de présence du Groupe ». Le Cameroun figure parmi ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attijariwafa bank emploie plus de 22 000 collaborateurs et gère un portefeuille de plus de 12 millions de clients à travers plus de 8 000 agences. Le groupe opère dans 27 pays, dont 14 en Afrique, parmi lesquels le Cameroun, le Congo, le Gabon, &nbsp;le Tchad pour l’espace CEMAC. Les sources officielles présentent l’opération comme le moyen de renforcer la présence du groupe « en Afrique anglophone » et de poursuivre le déploiement de son modèle de banque universelle sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Société Générale, la cession de 60,22 % de sa filiale ghanéenne s’ajoute aux mouvements de retrait d’actifs africains.</p>
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		<title>Dr. Ayissi Etoh: la fiscalité doit reposer sur un principe, chacun contribue selon sa capacité et chacun doit voir l’utilité de sa contribution</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/03/dr-ayissi-etoh-la-fiscalite-doit-reposer-sur-un-principe-chacun-contribue-selon-sa-capacite-et-chacun-doit-voir-lutilite-de-sa-contribution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[EDC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 13:11:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[bon à savoir]]></category>
		<category><![CDATA[économie du cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun cherche à améliorer la mobilisation de ses recettes publiques. Pourquoi la collecte fiscale reste-t-elle un enjeu aussi important pour notre économie et pour le financement du développement ? Je dirais d’abord que l’impôt n’est pas simplement une obligation du citoyen : c’est l’un des instruments fondamentaux de financement de l’État et donc du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Cameroun cherche à améliorer la mobilisation de ses recettes publiques. Pourquoi la collecte fiscale reste-t-elle un enjeu aussi important pour notre économie et pour le financement du développement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dirais d’abord que l’impôt n’est pas simplement une obligation du citoyen : c’est l’un des instruments fondamentaux de financement de l’État et donc du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, le FMI estime les recettes fiscales du gouvernement central camerounais se chiffrent à environ <strong>12,1 % du PIB</strong>. C’est encore relativement faible au regard des besoins du pays. Dans le même temps, les dépenses publiques doivent financer l’éducation, la santé, les routes, l’énergie, la sécurité, la décentralisation et l’investissement productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théorie des finances publiques nous enseigne qu’un État qui dispose d’une base fiscale insuffisante a trois choix : réduire ses dépenses, s’endetter davantage ou augmenter progressivement ses recettes. Or l’endettement a lui-même un coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas simplement de <strong>faire payer davantage ceux qui paient déjà</strong>. Il faut élargir l’assiette fiscale, réduire les fuites, moderniser l’administration et améliorer le civisme fiscal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, la fiscalité doit reposer sur un principe simple : <strong>chacun contribue selon sa capacité, et chacun doit pouvoir voir l’utilité de sa contribution</strong>. C’est ainsi que l’on construit progressivement la confiance entre le citoyen et l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment faut-il évaluer une exonération fiscale ? Quels critères économiques devraient permettre de déterminer si une entreprise ou un secteur mérite réellement un avantage fiscal?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, une exonération fiscale doit être considérée comme un <strong>investissement public</strong>, et non comme un cadeau fiscal. La question fondamentale est donc, combien l’État renonce-t-il à percevoir, et quel bénéfice économique et social obtient-il en retour ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut au minimum cinq critères : <strong>l’investissement réellement réalisé, les emplois créés, la valeur ajoutée locale, les exportations et les recettes fiscales futures</strong>. Il faut également vérifier l’additionnalité : l’entreprise aurait-elle investi sans l’avantage fiscal ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est important parce que le FMI estime les dépenses fiscales du Cameroun à environ 1,8 % du PIB, soit 14,1 % des recettes fiscales non pétrolières. Certaines exonérations n’ont pas produit les investissements ou emplois attendus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je proposerais donc des exonérations <strong>ciblées, temporaires, transparentes et évaluées périodiquement</strong>, avec une clause d’extinction automatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est pas de supprimer les incitations à l’investissement, mais de faire en sorte que <strong>chaque franc CFA de recette abandonnée produise un bénéfice économique supérieur à son coût budgétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’évasion et la fraude fiscales privent-elles davantage l’État de ressources que le niveau relativement faible de certains taux d’imposition ? Et quels sont leurs effets sur la concurrence entre entreprises formelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer le <strong>niveau du taux d’imposition</strong> de la capacité réelle à collecter l’impôt. Un taux élevé avec une faible conformité peut rapporter moins qu’un taux raisonnable appliqué à une base fiscale large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas camerounais est révélateur : le ratio des recettes fiscales du gouvernement central est d’environ <strong>12 % du PIB</strong>, alors que le FMI estime qu’un ratio inférieur à 15 % peut compliquer le financement durable des fonctions essentielles de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fraude et l’évasion créent surtout un problème de <strong>neutralité fiscale</strong>. L’entreprise formelle qui déclare correctement ses revenus, paie ses cotisations et respecte les normes supporte des coûts que son concurrent qui dissimule une partie de son activité peut éviter. C’est une distorsion de concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution n’est cependant pas de multiplier les contrôles indistinctement. Il faut digitaliser, croiser les données fiscales et douanières, développer la facturation électronique et utiliser des contrôles fondés sur le risque. Le FMI souligne justement les progrès du Cameroun dans cette direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre principe doit être simple : <strong>élargir l’assiette plutôt qu’alourdir continuellement la charge de ceux qui paient déjà.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;On parle souvent de l’économie informelle comme d’un problème fiscal. Mais des millions de Camerounais en dépendent pour vivre. Comment élargir l’assiette fiscale sans transformer la fiscalité en une charge supplémentaire pour les petits commerçants, artisans, agriculteurs et travailleurs indépendants ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut d’abord changer de philosophie : <strong>l’économie informelle n’est pas seulement un problème fiscal ; c’est aussi un réservoir d’activité, d’emplois et d’entrepreneuriat</strong>. Notre objectif ne doit donc pas être de taxer davantage les plus petits, mais de formaliser progressivement l’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théorie des finances publiques nous enseigne que l’élargissement de l’assiette est préférable à l’augmentation des taux. Or le Cameroun ne collecte qu’environ <strong>12 % du PIB en recettes fiscales centrales</strong>, selon le FMI en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je privilégierais une fiscalité simple et proportionnelle pour les très petites activités, avec des seuils adaptés, le paiement numérique et un coût administratif minimal. Mais surtout, <strong>la formalisation doit apporter quelque chose</strong> : accès au crédit, protection sociale, marchés publics, formation et sécurité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également mieux distinguer le petit vendeur de rue de la grande activité commerciale dissimulée. La justice fiscale exige cette proportionnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre principe est donc clair : <strong>formaliser avant de fiscaliser fortement, accompagner avant de sanctionner, et élargir l’assiette plutôt qu’alourdir la charge des plus vulnérables.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Le problème n’est-il pas également celui de la confiance ? Pourquoi un citoyen accepterait-il plus facilement de payer l’impôt s’il ne voit pas clairement le lien entre ce qu’il paie et la qualité des services publics qu’il reçoit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Absolument. En finances publiques, nous parlons du <strong>contrat fiscal</strong> : le citoyen accepte l’impôt lorsqu’il estime que la contribution est équitable et que l’État transforme cette ressource en biens et services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne en 2026 que l’absence de confiance réduit le consentement à l’impôt lorsque les citoyens ne voient pas d’amélioration tangible dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe même une donnée intéressante : une étude du FMI portant sur <strong>32 pays africains</strong> estime qu’une hausse de 1 % de la proportion de citoyens ayant peu ou pas confiance dans l’administration fiscale est associée à une baisse de <strong>0,22 % de l’efficacité de la TVA</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il faut agir sur les deux côtés : <strong>mieux collecter et mieux dépenser</strong>. Le citoyen doit pouvoir comprendre combien l’État collecte, où va l’argent et quels résultats sont obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je défends donc une fiscalité fondée sur trois principes : <strong>équité, transparence et responsabilité</strong>. La confiance ne se décrète pas ; elle se construit lorsque le citoyen constate que son impôt devient effectivement une route, une école, un hôpital, de l’électricité ou une sécurité meilleure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Parlons des subventions. Les subventions, notamment celles liées aux produits énergétiques, sont-elles toujours le meilleur instrument pour protéger le pouvoir d’achat des populations, ou faudrait-il privilégier des mécanismes d’aide mieux ciblés ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il faut distinguer <strong>la protection du pouvoir d’achat</strong> et <strong>la subvention du prix</strong>. Une subvention généralisée peut sembler sociale, mais elle coûte cher au budget et profite aussi aux ménages qui consomment davantage d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI recommande précisément pour le Cameroun de poursuivre la réforme des subventions aux carburants, avec un mécanisme automatique de fixation des prix accompagné d’une aide ciblée aux populations vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En finances publiques, le principe est celui de <strong>l’efficacité redistributive</strong> : avec une même dépense budgétaire, il vaut mieux transférer directement davantage aux ménages qui en ont réellement besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne propose donc pas de supprimer brutalement toute protection. Il faut une transition progressive : transferts sociaux ciblés, soutien temporaire au transport collectif, protection des activités essentielles et mécanismes de compensation lorsque les prix augmentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe de Sauver Cameroun serait simple : <strong>protéger les personnes plutôt que subventionner indistinctement les prix</strong>. Et les économies réalisées doivent être réorientées vers l’éducation, la santé, l’énergie et les infrastructures productives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Peut-on augmenter les recettes fiscales tout en réduisant la pression fiscale sur les entreprises qui investissent, créent des emplois et produisent localement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est précisément le sens d’une politique d’<strong>élargissement de l’assiette fiscale</strong>. Il ne s’agit pas nécessairement d’augmenter les taux, mais de faire contribuer une base économique plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI estime que les recettes fiscales centrales du Cameroun représentent environ <strong>12 % du PIB</strong>, avec un potentiel d’amélioration important. La productivité de l’impôt sur les sociétés est également faible : malgré un taux nominal de <strong>30 %</strong>, sa productivité est estimée à environ <strong>0,08</strong>, contre des médianes de 0,10 en Afrique subsaharienne et 0,12 dans les pays à revenu intermédiaire inférieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie qu’il faut agir sur la conformité, la digitalisation, la facturation électronique, le croisement des données, la lutte contre la fraude et la rationalisation des exonérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, les entreprises qui investissent réellement, créent des emplois et développent la production locale peuvent bénéficier d’incitations <strong>temporaires, transparentes et évaluables</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une fiscalité de croissance : <strong>moins de pression sur l’activité productive, mais une assiette plus large et davantage de contribuables effectivement intégrés au système fiscal</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà de la collecte, la question est aussi celle de l’utilisation de l’argent public. Comment améliorer la transparence, la discipline budgétaire et l’efficacité de la dépense afin que chaque franc CFA supplémentaire collecté produise davantage de valeur économique et sociale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une question fondamentale. En finances publiques, <strong>mobiliser davantage de recettes n’a de sens que si chaque franc CFA supplémentaire est transformé en valeur publique</strong>. Le citoyen doit donc regarder les deux côtés du contrat fiscal : combien l’État collecte et comment il dépense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget camerounais 2026 prévoit <strong>8 816 milliards FCFA</strong>, dont environ <strong>2 026 milliards d’investissements publics</strong>. Il faut maintenant mesurer non seulement les montants engagés, mais surtout les résultats obtenus : kilomètres de routes livrés, mégawatts supplémentaires, salles de classe construites, délais et coûts des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je propose trois principes : <strong>transparence, contrôle et performance</strong>. Tous les grands projets doivent avoir un coût, un calendrier, des indicateurs et un responsable clairement identifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne encore des défis dans le contrôle des engagements, la gestion de trésorerie et les procédures exceptionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la commande publique doit être davantage digitalisée et évaluée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne gouvernance, ce n’est pas dépenser moins à tout prix : <strong>c’est obtenir davantage de résultats avec chaque franc dépensé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrètement, si Sauver Cameroun devait mettre en œuvre une réforme globale des finances publiques, quelles seraient les mesures prioritaires ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous proposerions une réforme en <strong>cinq axes cohérents</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, élargir l’assiette fiscale par la digitalisation, la facturation électronique, le croisement des données fiscales et douanières et une meilleure taxation de l’économie numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, revoir les exonérations : elles doivent être <strong>temporaires, transparentes, ciblées et évaluées</strong>. Le FMI estime que les incitations et exonérations représentent près de <strong>2 % du PIB</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, combattre la fraude et l’évasion fiscale avec des contrôles fondés sur le risque, plutôt qu’une pression indistincte sur les contribuables déjà en règle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, <strong>formaliser progressivement l’économie informelle</strong> : fiscalité simplifiée, paiement numérique, accès au crédit, protection sociale et accompagnement, avant toute sanction lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, réformer les subventions pour mieux cibler les ménages vulnérables et réorienter progressivement les économies vers l’éducation, la santé, l’énergie et les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre philosophie est simple : <strong>élargir l’assiette, améliorer la dépense et renforcer la confiance</strong>. Nous ne voulons pas simplement demander davantage au citoyen ; nous voulons construire un État qui utilise mieux les ressources qui lui sont confiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>The post <a href="https://economieducameroun.info/2026/10/03/dr-ayissi-etoh-la-fiscalite-doit-reposer-sur-un-principe-chacun-contribue-selon-sa-capacite-et-chacun-doit-voir-lutilite-de-sa-contribution/">Dr. Ayissi Etoh: la fiscalité doit reposer sur un principe, chacun contribue selon sa capacité et chacun doit voir l’utilité de sa contribution</a> appeared first on <a href="https://economieducameroun.info">Economie Du Cameroun</a>.</p>
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		<title>Gestion publique : le Minepat autorisé à contracter une dette de 139,2 milliards de FCFA pour réhabiliter la route Douala-Bafoussam</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/03/infrastructures-le-minepat-autorise-a-contracter-une-dette-de-1392-milliards-de-fcfa-pour-rehabiliter-la-route-douala-bafoussam/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 10:54:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique économie]]></category>
		<category><![CDATA[Chiffres clés]]></category>
		<category><![CDATA[économie du cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la République, Paul Biya, a signé le 2 octobre 2026 le décret n° 2026/320 qui habilite le ministre de l&#8217;Économie, de la Planification et de l&#8217;Aménagement du territoire (Minepat), avec faculté de délégation, à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de vente à tempérament de 212,35 millions d&#8217;euros, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le président de la République, Paul Biya, a signé le 2 octobre 2026 le décret n° 2026/320 qui habilite le ministre de l&rsquo;Économie, de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du territoire (Minepat), avec faculté de délégation, à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de vente à tempérament de 212,35 millions d&rsquo;euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA. Le financement est affecté au Projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam (PRRDB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseil d&rsquo;administration de la BID a approuvé l&rsquo;opération le 19 mai 2025 à Alger, sans que les fonds soient pour autant disponibles. Début septembre 2026, le gouvernement attendait encore le décret d&rsquo;habilitation, selon des informations attribuées au ministère des Travaux publics. Le décret du 2 octobre lève donc cet obstacle, mais l&rsquo;accord reste à signer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet couvre 218,9 km de la nationale n° 5 entre Bekoko et Bandjoun. Son coût est évalué à 229,93 millions d&rsquo;euros, soit 150,8 milliards de FCFA, dont 92,35 % financés par la BID. L&rsquo;État apporte les 17,58 millions d&rsquo;euros restants, soit environ 11,5 milliards de FCFA. Selon la présentation de la BID aux investisseurs de septembre 2026, le financement court sur 20 ans dont cinq de période de gestation, sans que le taux ni les commissions soient publiés. L&rsquo;avis de préqualification de novembre 2025 répartit les travaux en trois lots, Bekoko-Penja (70 km), Penja-pont du Nkam (77,7 km) et pont du Nkam-Bandjoun (71,2 km), pour 48 et 42 mois. Le projet comprend aussi 108 km de routes locales, des écoles, des centres de santé et des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usagers dénoncent depuis des années une chaussée semée de nids-de-poule. Le patronat chiffre le coût de cette situation. Le 8 août 2024, le président du Groupement des entreprises du Cameroun, Célestin Tawamba, écrit au ministre des Travaux publics pour signaler des retards, une hausse des coûts d&rsquo;exploitation, une usure prématurée des véhicules et une surconsommation de carburant et de pièces de rechange. Selon le patron des patrons du Cameroun, ces surcoûts se répercutent sur les prix des produits et des services et alimentent l&rsquo;inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Une mission de la BID sur la nationale n° 5, du 5 au 7 octobre 2024, avait constaté la dégradation de la chaussée à l&rsquo;origine de nombreux accidents. Dans son adresse à la nation du 31 décembre 2023, Paul Biya avait annoncé des instructions pour la réhabilitation de cet axe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La route relie le port de Douala aux régions de l&rsquo;Ouest et du Nord-Ouest pour l&rsquo;acheminement des marchandises et des matières premières. La région de l&rsquo;Ouest couvre 13 892 km², soit 2,98 % du territoire, et compte environ 2,16 millions d&rsquo;habitants en 2022 selon l&rsquo;Institut national de la statistique, ce qui en fait la région la plus dense du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bafoussam, son chef-lieu, est la troisième ville du Cameroun. La région tire sa richesse de l&rsquo;agro-pastoral, avec le café arabica des hautes vallées de Bandjoun, Bafoussam et Baham, de l&rsquo;élevage, de la pisciculture, du commerce et de la distribution, ainsi que d&rsquo;industries brassicoles, chimiques et agroalimentaires. Sur le même corridor, le Moungo abrite des bananeraies d&rsquo;exportation et les plantations de plantain de Mbanga qui alimentent Douala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restent à signer l&rsquo;accord avec la BID, à valider les rapports issus des procédures de sélection des entreprises et à notifier les ordres de service, étapes dont dépend le démarrage des chantiers.</p>
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		<title>Management : le Groupe Castel réaffirme sa confiance à Gregory Clerc après la décision de Singapour</title>
		<link>https://economieducameroun.info/2026/10/02/management-le-groupe-castel-reaffirme-sa-confiance-a-gregory-clerc-apres-la-decision-de-singapour/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 15:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chiffres clés]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conseils d&#8217;administration de Cassiopée et de DF Holding ont publié ce 2 octobre 2026 un communiqué pour réitérer leur confiance à Gregory Clerc, directeur général du Groupe Castel. Le texte paraît le jour même d&#8217;une décision de la Haute Cour de Singapour concernant IBBM, la société gestionnaire du fonds IBBF, qui détient les actifs [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les conseils d&rsquo;administration de Cassiopée et de DF Holding ont publié ce 2 octobre 2026 un communiqué pour réitérer leur confiance à Gregory Clerc, directeur général du Groupe Castel. Le texte paraît le jour même d&rsquo;une décision de la Haute Cour de Singapour concernant IBBM, la société gestionnaire du fonds IBBF, qui détient les actifs du groupe. Pour les deux conseils, cette décision « ne modifie en rien la gouvernance opérationnelle du Groupe Castel ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué ne détaille pas le contenu de la décision singapourienne. Il rappelle le contexte de la procédure. Depuis plusieurs mois, les trustees d&rsquo;IBBF cherchent un gestionnaire de fonds « pleinement indépendant et agréé » pour remplacer IBBM. Ils ont récemment décidé de nommer celui qu&rsquo;ils ont retenu, sous réserve de la révocation d&rsquo;IBBM par les porteurs de parts d&rsquo;IBBF et de la satisfaction d&rsquo;autres conditions. Romy Castel a alors saisi la justice de Singapour pour suspendre temporairement ce processus de remplacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conseils contestent le rôle prêté à IBBM dans le groupe. « IBBM n&rsquo;est pas la société mère du Groupe Castel », écrivent-ils, en soulignant que « sa gouvernance ne joue aucun rôle dans le fonctionnement opérationnel du Groupe Castel, contrairement à ce qu&rsquo;a affirmé à plusieurs reprises Madame Romy Castel ». Ils situent le centre de décision ailleurs, au niveau des trustees.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cassiopée est la holding de tête du groupe et DF Holding sa holding opérationnelle. Selon le communiqué, le groupe est détenu par des trusts depuis des décennies, conformément à la volonté de son fondateur. Les conseils précisent que « le pouvoir de nommer les administrateurs de Cassiopée, et par conséquent de superviser la gouvernance du Groupe Castel, appartient aux trustees ». Ceux-ci, ajoutent-ils, agissent « conformément à leur responsabilité de protéger les intérêts de l&rsquo;ensemble des bénéficiaires ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Van de Walle, administrateur de Cassiopée, apporte une précision sur l&rsquo;actionnariat. « Aucune personne physique, a fortiori membre de la famille du fondateur, n&rsquo;est actionnaire de Cassiopée, holding de tête du groupe », déclare-t-il. Selon lui, l&rsquo;actionnaire est une société de trust professionnelle qui exerce l&rsquo;ensemble des droits de vote, notamment ceux relatifs à la nomination des administrateurs, « en veillant aux intérêts de l&rsquo;ensemble des porteurs de parts d&rsquo;IBBF ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte vise aussi la légitimité de la démarche de Romy Castel. Les conseils indiquent qu&rsquo;elle représente une seule des cinq branches bénéficiaires et qu&rsquo;elle ne peut donc ni parler ni agir au nom de « la famille Castel » dans son ensemble. Ils rappellent qu&rsquo;une partie de la famille s&rsquo;est exprimée par communiqué le 28 août 2026 pour marquer son désaccord avec cette démarche. Cette partie de la famille souhaite que la direction « conserve sa capacité à exercer pleinement et sereinement ses responsabilités dans l&rsquo;intérêt du Groupe, de ses collaborateurs et de l&rsquo;ensemble de ses partenaires ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le calendrier, les conseils ne donnent aucune date. Ils disent avoir « toute confiance » dans le fait qu&rsquo;un gestionnaire indépendant, agissant dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;ensemble des bénéficiaires « et non de quelques-uns seulement », remplacera effectivement IBBM « en temps voulu ». Le communiqué ne précise ni l&rsquo;identité du gestionnaire retenu ni les conditions restant à remplir. Le message final s&rsquo;adresse à la direction du groupe. Les conseils « tiennent à réitérer leur entière confiance à Gregory Clerc dans sa mission de Directeur Général » et souhaitent qu&rsquo;il puisse s&rsquo;y consacrer « pleinement et librement ». Le document porte huit signatures, dont celle de Marc Van de Walle, et deux contacts presse sont indiqués pour les demandes complémentaires</p>
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