La cérémonie d’ouverture du Salon Afrique-Canada Immigration et Investissement (SACI) annoncée ici s’est tenue au Franco Hôtel, propriété de la sénatrice Françoise Puene, devant des représentants du minisnitère des Relations extérieures (MINREX), du Gouverneur de la Région du Centre, de missions diplomatiques et d’organisations internationales. L’événement est organisé par Akwaba Community.
Le secrétaire général du ministère de l’Éducation de base, qui représentait le ministre, a salué l’initiative d’Akwaba Community et son choix de développer l’écosystème de l’investissement, de l’innovation et des compétences de la diaspora. Il a placé le capital humain au centre de son propos. Il a plaidé pour que la personne soit mobilisée non seulement comme une ressource, mais aussi comme un sujet de compétence, dans la ligne de la Stratégie nationale de développement 2030.
Le président d’Akwaba Community, par ailleurs président du Conseil de la Diaspora, a présenté l’architecture du salon. « Le SACI a trois piliers. L’immigration, l’investissement et la diaspora », a-t-il résumé. Sur l’investissement, il a défini la démarche demandée aux Camerounais de l’étranger. « On demande à la diaspora d’aller acquérir des compétences, d’aller acquérir des moyens et de revenir bâtir le pays. Le pays a besoin de capacités et cela passe par des investissements. Pas seulement des investissements financiers, mais aussi des investissements intellectuels, ce qu’on appelle le transfert de compétences. »
Pour l’investissement financier, les organisateurs disent travailler avec la Chambre de commerce, l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME), le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) et l’Agence de promotion des investissements (API). Côté canadien, ils s’appuient sur la Fédération des gens d’affaires du Canada. L’objectif est de réunir investisseurs camerounais, investisseurs de la diaspora et partenaires canadiens, selon une méthode que le président nomme le match-making.
Ce qui est illustrée par un cas précis. Celui d’un jeune agriculteur qui souhaite produire du cacao dans le cadre de la politique d’import-substitution. « Il n’a pas les moyens de le transformer. Nous appelons alors des investisseurs canadiens qui se mettent ensemble avec ce jeune agriculteur et apportent la technologie. Le cacao est transformé et le Canada ouvre le marché du chocolat à ce jeune investisseur. C’est très pratique », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que les organisateurs sont venus « faire du concret ».
Le volet immigration a donné lieu à la prise de parole de S.E. Marie-Claude Harvey, Haute-Commissaire du Canada au Cameroun. Elle a consacré l’essentiel de son intervention aux intermédiaires qui monnayent des démarches de visa. « J’attire votre attention sur le fait que beaucoup de gens essaient de vendre des visas en faisant des promesses, en vous disant que si vous leur donnez votre argent vous obtiendrez un visa pour le Canada. Ce n’est pas vrai. Personne ne peut garantir l’obtention d’un visa », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite décrit la procédure. « Le système pour soumettre vos demandes est très simple, il est en ligne sur le site du gouvernement du Canada. Je vous encourage fortement à y trouver l’information et à poser vos questions à notre équipe. Vous pouvez le faire vous-même, sans donner votre argent à quelqu’un qui ne peut absolument pas vous garantir un visa. »
Et de conclure. « Faites attention à ceux qui veulent profiter de vos rêves pour vous soutirer de l’argent. » Les deux interventions dessinent les deux faces du salon. D’un côté, une offre d’investissement et de partenariat qui cherche à fixer les compétences et les capitaux de la diaspora sur des projets locaux. De l’autre, un rappel de l’ambassade sur le caractère gratuit et public des démarches d’immigration.










