Réuni le 28 octobre en session pour le débat d’orientation budgétaire, le conseil municipal de Douala 1er a examiné l’exécution du budget 2026, rééquilibré à 4 137 812 000 francs CFA après des transferts de crédits. Au 30 septembre, les recettes émises et recouvrées atteignent 2 553 298 354 francs, soit un taux de 61,7 %, contre 47,3 % à la même date en 2025.
Le fonctionnement représente 2 048 298 354 francs. L’investissement pèse 505 millions, constitués pour l’essentiel de crédits transférés du budget d’investissement public. La secrétaire générale de la commune rappelle que les centimes additionnels communaux (CAC) du quatrième trimestre 2025 et des trois premiers trimestres 2026, ainsi que la dotation générale de la décentralisation (DGF) 2026, n’ont pas été recouvrés. « Si cela avait été fait, nous oscillerions certainement autour de 80 % », indique-t-elle.
Dans le détail, les recettes fiscales passent de 118 % à 86 % en un an. Les CAC reculent de 86 % à 74 %. Les produits d’exploitation du domaine et des services baissent aussi. Sur les subventions de fonctionnement, 15,22 millions ont été recouvrés sur 605 millions attendus, alors que le taux atteignait 92,45 % à la même période de 2025. Les recettes d’investissement tombent de 118,1 % à 53,73 %.
Côté dépenses, les engagements totalisent 2 003 024 930 francs, répartis entre 1 001 049 579 francs en fonctionnement et 1 001 975 351 francs en investissement. Le taux d’engagement du fonctionnement s’établit à 51,96 %, contre 46,3 % l’an dernier. Celui de l’investissement ressort à 45,31 %. Le taux global atteint 48,41 %, contre 42 % en 2025.
Le compte matières affiche 225 359 138 francs d’entrées et 366 921 932 francs de sorties. Les existants au 30 septembre s’élèvent à 808 364 250 francs. Les travaux et prestations réalisés représentent 584 851 699 francs.
Pour maintenir l’équilibre financier, la commune compte relever le recouvrement de ses recettes propres et recenser les recettes non fiscales, dans le cadre de la nouvelle réforme. « Il faut les identifier et les recouvrer avec des délibérations prises », précise la secrétaire générale. Elle ajoute l’achèvement des projets d’investissement en cours, le remplacement des postes vacants, la formation du personnel et le maintien des actions d’hygiène et de salubrité.
Le maire a rappelé les réalisations de l’exercice. Il s’agit de l’aménagement en pavés autobloquants d’une section de la rue 1834, entre le marché Eoudi et les berges du Wouri à Bonamoussadi, de l’installation de lampadaires photovoltaïques dans des zones non éclairées et de stages de vacances pour 500 jeunes scolarisés. Les travaux de la pépinière municipale ont avancé, tout comme le pavage de la rue de la Vallée de Bonatékii. Des tables-bancs ont été remis au lycée Joss, dont les bâtiments doivent être repeints. Le maire souhaite que les rues pavées soient rétrocédées aux populations avec un accompagnement.
À la clôture, le préfet du Wouri a placé la maturation des projets au centre de son propos. Il relève que le reproche adressé à l’exécution budgétaire de l’État comme des communes tient à « un déficit de maturation » des projets. Il s’est dit convaincu que les orientations adoptées déboucheront sur des « projets bien matures », sans difficulté particulière de mise en œuvre et de fonctionnement. « Je m’inscris dans cette ligne-là, comme un facilitateur », a-t-il déclaré.
Le préfet a aussi indiqué que les délégués et chefs de services départementaux peuvent appuyer la commune. Si un projet exige une expertise que la mairie n’a pas, elle peut saisir la préfecture, qui mobilisera ces services. Il attend de la commune les grands investissements publics locaux, pour lesquels la préparation des dossiers conditionnera l’exécution.





